Selon une étude d’IDC France sur le marché des solutions de protection et d’administration des systèmes d’information et des services associés, le marché français de la sécurité, après une croissan...

Selon une étude d’IDC France sur le marché des solutions de protection et d’administration des systèmes d’information et des services associés, le marché français de la sécurité, après une croissance de 43 % de 1998 à 1999, puis de 45 % de 1999 à 2000, se maintient à 37 % entre 2 000 et 2001, grace notamment au développement des services dont la part devrait atteindre près de 60 % en 2005. Le marché français de la sécurité est passé de 1,752 milliard de F en 1998 à 4,987 milliards de F en 2001. Le poids de la sécurité dans les dépenses informatiques globales reste faible: 1,6 % en 2001, soit toutefois plus du double de 1998 à 2001. La part du marché français des logiciels de sécurité dans le marché mondial passe de 3,41 % en 1998 à 4,35 % en 2001. Les solutions de chiffrement VPN, les firewalls, les antivirus sont déjà bien implantés en France, contrairement aux solutions d’authentification et d’autorisation d’accès qui tentent actuellement de rattraper leur retard sur les autres pays. IDC a segmenté le marché de la sécurité en trois niveaux, définis en fonction des besoins auxquelles répondent les solutions des acteurs. Le premier, celui de la protection de l’entrée comprend l’ensemble des solutions permettant de protéger l’entrée du système d’information de l’entreprise: firewall, antivirus, analyse de contenu, détection d’intrusion, proxy-cache. La plupart d’entre elles continuent d’enregistrer une progression relativement forte de leur revenus. Le second, celui de la protection de l’accès contient les outils d’authentification, notamment la PKI, et d’autorisation d’accès aux informations de l’entreprise, en particulier le single sign on. Ces solutions reposant souvent sur des technologies encore récentes et complexes à mettre à œuvre, les ventes ont du mal à décoller en France. Enfin, le troisième segment de marché, l’administration, répond à la prise de conscience actuelle des entreprises de suivre de manière permanente leur système de sécurité. Ce segment profite le plus aux sociétés de services proposant des services d’administration et de test de vulnérabilité du système d’information, autour de prestation de conseil et d’audits. Les éditeurs en développant des solutions automatisés d’administration ont su également se positionner sur ce segment porteur. De nouveaux modèles d’administration ont aussi fait leur apparition: les modes ASP et MSP. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 28/11/2001)