Selon IDC, le marché professionnel français des services Internet (accès Internet, hébergement web et services à valeur ajoutée) est passé de 5,4 milliards de F en 2000 à 6,8 milliards de F en 2001...

Selon IDC, le marché professionnel français des services Internet (accès Internet, hébergement web et services à valeur ajoutée) est passé de 5,4 milliards de F en 2000 à 6,8 milliards de F en 2001, soit une progression de 26 %, contre une progression en 2000 de 59 %. Il devrait atteindre en 2002 les 8,4 milliards de F. Cette croissance 2001 est très inférieure à toutes les prévisions annoncées jusqu’alors. Parallèlement au ralentissement de la croissance sur le marché des services Internet, IDC estime que l’essentiel du chiffre d’affaires généré par les acteurs repose sur des prestations à faible valeur ajoutée, comme l’accès Internet ou l’hébergement mutualisé de sites web, services représentant 86 % des revenus en 2001. Selon différentes enquêtes menées par IDC auprès des entreprises, ces dernières, notamment les grands comptes, ont gelé une partie des projets d’eBusiness qu’elles comptaient mettre en œuvre en 2001. Les incertitudes économiques quant à la croissance de l’économie française et mondiale, renforcées par les récents bouleversements politiques et diplomatiques survenus sur la scène internationale sont à l’origine de cette situation attentiste. Par ailleurs, les investissements autour des projets Internet ont souffert en 2001 du ralentissement de l’activité autour des entreprises du type start-up, créées pour la plupart en 1999 et en 2000, dont le modèle économique repose exclusivement sur le réseau Internet. De nombreuses start-up ont rencontré des difficultés pour lever de nouveaux fonds lors d’un 2ème ou 3ème tour de table auprès de capital-risqueurs. Si 68 % de l’ensemble des entreprises disposant d’un site web avaient recours à des services d’externalisation en 2000, le taux d’externalisation globale s’élève à 66 % en 2001, les entreprises, notamment les grands comptes, nouvellement équipées en technologie Internet, ne faisant plus systématiquement appel à un prestataire externe. . Parallèlement, les ¾ des sites web hébergés chez un prestataire externe concernent des sites simples à faible valeur ajoutée émanant d’entreprises de type TPE. Un grand nombre de prestataires a déployé de lourdes infrastructures que ce soit en termes de connectivité Internet comme de superficies dédiées à l’hébergement entre 1999 et 2001. La superficie globale dédiée à l’hébergement de sites web est ainsi passée de 100 000 m² en 1999 à 210 000 m² en 2000 et atteint près de 300 000 m² en 2001. Dernièrement, le marché français et mondial des services Internet est entré dans une phase de structuration et de consolidation. Face au nouvel environnement économique, les entreprises du secteur des services Internet cherchent à atteindre une taille critique leur permettant d’amortir les lourds investissements effectués précédemment et à repositionner leurs offres afin de proposer des services à plus forte valeur ajoutée générateurs de marges (sécurité, administration des applications, stockage, reporting …). Selon IDC, cette phase de concentration du marché devrait se poursuivre en 2002 et réorganiser le marché autour de deux grands groupes d’acteurs : les sociétés de services et les opérateurs de télécommunications. D’après IDC, la généralisation des accès hauts débits auprès de l’ensemble des entreprises au cours des prochaines années va dynamiser le marché de la location d’applications en ligne. Alors que 25 % des entreprises employant plus de 10 salariés accèdent à Internet via haut débit ; elles seront près de 90 % en 2006 selon les estimations d’IDC. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 17/10/2001)