Selon IDC, le marché français des solutions mobiles et sans fil s’élèvera en 2003 à 6 011,5 millions d’euros (infrastructures, terminaux, logiciels et services)...

Selon IDC, le marché français des solutions mobiles et sans fil s’élèvera en 2003 à 6 011,5 millions d’euros (infrastructures, terminaux, logiciels et srevices). L’industrie informatique et télécom est confrontée, avec le développement mobile, à un enjeu de taille se traduisant en chiffre par plus de 11 367 millions d’euros en 2006. Les acteurs présents sur ce marché doivent répondre à des besoins de mobilité concernant des populations de travailleurs très variées. Des applications particulières devront être développées pour répondre au besoin de mobilité externe des chefs d’entreprises, des cadres dirigeants et des commerciaux dont les métiers nécessitent des déplacements. IDC estime le nombre de collaborateurs mobiles à l’extérieur de leur lieu de travail en 2002 à 6 042 919. Les acteurs de la mobilité devront aussi tenir compte des besoins de travailleurs en terme de mobilité interne. IDC estime que 4 605 802 collaborateurs sont mobiles au sein de leur lieu de travail en 2002. Selon les prévisions d’IDC, 40 965 000 personnes seront abonnées aux services mobiles fin 2002. Les abonnés aux services mobiles utilisent essentiellement aujourd’huui le réseau GSM. Pour doper la croissance de ce segment de marché, les opérateurs vont devoir proposer des services à forte valeur ajoutée. Dans un premier temps, ces services seront destinés aux abonnés professionnels. Ils devront être attrayants afin d’augmenter la dépense moyenne par abonné. En 2002, les premières offres de services data via le réseau GPRS ont été lancées par les opérateurs. Si les revenus générés par ces services sont encore faibles, le débit élevé du GPRS devrait permettre le développement d’applications de données nouuelles et le lancement de services de données mobiles innovants. L’impact des services GPRS sur l’ARPU professionnel devrait se faire sentir dès 2003. Selon IDC, la croissance du marché des services de 2,5G et de 3G seront tirés essentiellement par le segment professionnel dans un premier temps. L’adoption de ces services par les particuliers, sera, pour sa part, liée à la créativité des opérateurs et aux contenus proposés dans ce cadre. Le GSM, enregistrant plus de 99 % des abonnés aux services mobiles en 2002, devrait céder la place aux services GPRS et UMTS qui regrouperont 15,6 % du parc d’abonnés mobiles en 2006. Encore au stade de lancement, les infrastructures sans fil rencontrent des difficultés à se développer. L’usage des solutions sans fil nécessite l’utilisation d’une bande de fréquence réservée jusqu’à présent à la défense nationale. La migration de celle-ci vers de nouvelles bandes de fréquence est lente, empêchant les WLAN de se développer librement. De plus, la sécurisation des données transmises à travers les réseaux sans fil demeure à ce jour insuffisante pour une grande partie des entreprises potentiellement utilisatrices de ce type de solutions. En 2006, les solutions sans fil devraient générer un revenu total de 133,5 millions d’euros, avec un taux de croissance annuelle de 22 %. Les entreprises, les réseaux sans fil publics et les réseaux sans fil pour les particuliers connus sous le nom de « home networking » génèrent les revenus des solutions sans fil. La part des réseaux sans fil d’entreprises représente près de 88,8 % du total des revenus de ce marché. Les services professionnels mobiles devraient croître en moyenne de 55,6 % par an au cours des cinq prochaines années, pour atteindre 869,5 millions d’euros de revenus en 2006. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 13/12/2002)