Quelques jours seulement après l’annonce du rachat de Crystal Decision par Business Objects (voir Lettre de l’Atelier du 22 juillet), deux acteurs complémentaires de la business intelligence, les ...

Quelques jours seulement après l’annonce du rachat de Crystal Decision par Business Objects (voir Lettre de l’Atelier du 22 juillet), deux acteurs complémentaires de la business intelligence, les opérations de fusion continuent, confirmant la tendance générale à la concentration sur le marché des logiciels, et plus particulièrement sur celui des progiciels. C’est aujourd’hui Hyperion qui annonce vouloir racheter son rival Brio Software, par le biais d’une offre publique d’échange (OPE), pour renforcer sa position sur le marché des logiciels de gestion des performances.

Cette opération devrait coûter à Hyperion 142 millions de dollars, en actions et en numéraire, pour s’associer avec le spécialiste des produits de « reporting de masse ». Les actionnaires de Brio Software recevront, selon les termes de l’accord, le dixième d’une action Hyperion (0,106 dollar) et 36,3 cents pour chacun de leur titre Brio. La nouvelle entité comptera 2 700 salariés et 16 000 clients dans le monde, son chiffre d’affaires (CA) pourrait atteindre plus de 600 millions de dollars.

Si, selon le cabinet d’études Gartner, ce segment du marché des logiciels devrait être relativement préservé, il n’en est pas de même pour l’ensemble du secteur. Pour l’institut Ovum, la récession du marché des logiciels, entamée en 2002 par une baisse qu’il estime de 5 %, à 152 milliards de dollars, devrait se poursuivre les deux prochaines années. Pour 2003, le cabinet anticipe une nouvelle baisse des ventes de 2,5 %, malgré les bonnes performances attendues des segments de la business intelligence, de la sécurité ou des technologies sans fil.

La naissance de nouveaux besoins et de concepts novateurs provoquent l’intense mouvement financier que nous observons à tous les niveaux de l’échelle, qu’ils s’agissent de petits éditeurs ou de géants du marché, et qu’ils soient généralistes ou tournés vers un secteur particulier. Parmi les leaders, ce sont bien-sûr PeopleSoft et Oracle qui font le plus parler d’eux, pendant que SAP se frotte les mains. Oracle vient ainsi de réaffirmer son intention de racheter PeopleSoft, malgré la fusion de ce dernier avec J.D. Edwards.

(Atelier groupe BNP Paribas – 25/07/2003)