Le taux de pénétration des téléphones mobile est de 100% en Nouvelle-Zélande. Cette bonne santé, combinée aux nouveaux enjeux de l'Internet mobile, devrait stimuler l'arrivée d'un troisième opérateur sur le marché, estime IDC...

Le taux de pénétration des téléphones mobile est de 100% en Nouvelle-Zélande. Cette bonne santé, combinée aux nouveaux enjeux de l'Internet mobile, devrait stimuler l'arrivée d'un troisième opérateur sur le marché, estime IDC.
 
La Nouvelle Zélande vient de dépasser les 100% de pénétration du mobile, annonce le cabinet IDC dans une étude. Avec 4,25 millions d'abonnés à la fin juin, le pays recense en effet désormais le chiffre exact de 101% de pénétration. "Avec un niveau élevé de maturité et plus de 100% de pénétration, le marché mobile néo-zélandais est remarquable. Ce, avec seulement deux opérateurs, Vodafone et Telecom.
Le pays a même atteint les 100% avant l'Australie", souligne Darian Bird, analyste spécialisé dans les télécoms pour IDC.
 
Vers une croissance de l'Internet mobile
 
Cet engouement s'explique notamment par la baisse des prix, qui a encouragé de nombreux consommateurs à posséder plusieurs téléphones. "Les prochaines années seront une période charnière à l'heure où le marché des télécoms évolue et converge avec l'espace IT. Nous devrions constater une réelle modification des enjeux ", ajoute Darian Bird. Depuis le début de l'année 2005, année du renouveau pour l'opérateur historique Telecom, qui accusait depuis un certain temps une lourde perte de ses parts de marché, le marché des services mobiles a profondément évolué. Ainsi Vodafone est passé de 55% de parts de marché en 2006 à 53% en juin 2007.
 
Un troisième opérateur en vue
 
Selon le cabinet, "le temps est venu d'accueillir un troisième opérateur mobile sur le marché néo-zélandais, notamment grâce aux changements de régulation imminents". Une restructuration prochaine de l'opérateur historique devrait en effet ouvrir la voie à un nouvel acteur mobile. L'avènement du haut-débit mobile devrait également représenter des opportunités pour de nouveaux acteurs.
 
Cette future concurrence devrait stimuler le marché. IDC prévoit en effet une croissance moyenne de 2,5% par an jusqu'en 2011. A cette date, ce ne sont pas moins de 4,6 millions de souscripteurs qui devraient posséder un abonnement mobile chez l'un des probables trois acteurs du marché.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 07/08/2007)