Les puces RFID insérées dans les passeports biométriques sont plus chères que les puces RFID habituellement utilisées pour surveiller le transport de colis. Elles pourraient donc donner naissance...

Les puces RFID insérées dans les passeports biométriques sont plus chères que les puces RFID habituellement utilisées pour surveiller le transport de colis. Elles pourraient donc donner naissance à un marché prometteur. En 2005, le chiffre d'affaires ne devrait pas dépasser les 13 millions de dollars. Cependant, dès 2010, il pourrait s'élever à 120 millions de dollars.

Rappelons qu'aujourd'hui, les passeports biométriques sont encore rarement exigés. Cette année, ce marché va évoluer. Dès octobre 2006, il faudra être muni d'un passeport biométriques pour entrer aux Etats-Unis. A l'inverse, tous les nouveaux passeports délivrés à des citoyens américains, sont biométriques.

Cependant, les puces RFID utilisées dans d'autres systèmes que les passeports, comme dans les smart cards par exemple, seront aussi sources de revenus. D'après IDTechEx, le marché des puces RFId pourrait passer de 2,71 milliards de dollars en 2006 à 12,35 milliards de dollars en 2010.

En France, le contentieux autour des passeports biométriques pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les compagnies aériennes et professionnels du tourisme. Un conflit qui oppose l'Imprimerie nationale et le ministère de l'Intérieur a ralenti la production des passeports biométriques.
Aujourd'hui, un délai de quatre mois est nécessaire pour obtenir un visa pour les citoyens qui se sont vus délivrés un passeport après octobre 2006.

De nombreux touristes pourraient donc renoncer à entreprendre un voyage aux Etats-Unis. Le ministère de l'Intérieur a prévu que les premiers passeports biométriques seraient disponibles en mai 2006. Reste à savoir quel sera le délai d'obtention d'un passeport...

"Nous estimons le manque à gagner de l'ordre de 450 à 500 millions d'euros de chiffre d'affaires et jusqu'à 30 % d'annulations pour les voyages vers l'Amérique du Nord", explique René-Marc Chikli, président du Ceto, l'association des tours-opérateurs français, à La Tribune .

(Atelier groupe BNP Paribas - 23/01/2006)