Selon la société d’études InfraForces/Comtec. près de 2 millions d’imprimantes et plus de 1,5 million de copieurs équipaient au début de 1998 les entreprises françaises. Ces deux moyens d’impressi...

Selon la société d’études InfraForces/Comtec. près de 2 millions d’imprimantes et plus de 1,5 million de copieurs équipaient au début de 1998 les entreprises françaises. Ces deux moyens d’impression sont sur le point de fusionner. Selon le président du Snimabi, Gérard Cardo, également président de NRG France et Gestetner France, l’arrivée en force du numérique fait naître de nouvelles opportunités pour l’industrie de la bureautique “au cours du premier semestre, le numérique représentait 40 % de nos ventes de copieurs, alors que l’an dernier, cette part n’était que de 8 à 9 %”. Cette “révolution du numérique” risque toutefois de ne pas se faire en douceur. Les industriels du monde informatique et ceux de la reprographie fonctionnent en effet sur des modèles économiques nettement différenciés. Les fabricants de copieurs réalisent ainsi près de 50 % de leur chiffre d’affaires grâce aux services associés à la vente des équipements. Ces services génèrent 70 % des marges contre 30 % pour les ventes de matériels. Les informaticiens, pour leur part, tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente des consommables. Tout en soulignant que les prix à la page ne sont plus aujourd’hui que de l’ordre de 9 à 10 centimes, contre 15 centimes il y quelques années, Gérard Cardo estime “aujourd’hui, les marges des fabricants de copieurs subissent une forte pression”. Quoi qu’il en soit, après une croissance de 11 % l’an passé avec 220 000 unités vendues, le marché français devrait connaître, cette année, une progression en volume à deux chiffres. En raison de la pression continue sur les prix des matériels, le chiffre d’affaires de la profession devrait connaître, pour sa part, une progression inférieure cette année (20 milliards de F en 1997). (Les Echos - 15/09/1998)