janvier 1999. Directeur général de l'Afecei, chargé de coordonner le passage à la monnaie unique du système bancaire et financier français, Pierre Simon affirme "il faut, pour des raisons de concu...

janvier 1999. Directeur général de l'Afecei, chargé de coordonner le passage à la monnaie unique du système bancaire et financier français, Pierre Simon affirme "il faut, pour des raisons de concurrence entre places financières, que Paris soit une place euro dès le 4 janvier 1999". Entre le 31 décembre 1998 et le 3 janvier 1999, l'ensemble des activités des marchés de capitaux ainsi que les systèmes de règlement des gros montants nationaux basculeront donc à l'euro. Le 31 décembre, non seulement tous les marchés de capitaux seront fermés, mais la parité des monnaies nationales vis-à-vis de l'euro sera également fixée. Depuis de longs mois, les banques se préparent à ce week end "depuis mars 1997, elles disposent d'un cahier des charges détaillant par domaine -marchés de capitaux, systèmes et moyens de paiement, comptabilité, reporting, fiscalité- tous les travaux qu'elles devront réaliser d'ici à la fin 1998 afin de se conformer aux changements des systèmes interbancaires". Deux comités de pilotage, l'un dédié aux marchés de capitaux, l'autre aux systèmes de paiement surveillent cette préparation. Trois tests prévus en septembre, octobre et novembre 1998 permettront de simuler en temps réel "ce grand week end". Comme l'explique Philippe Giraud-Sauveur de l'AFB "l'objectif de ce dispositif est d'éviter que la défaillance d'un acteur majeur de la place n'entraîne un blocage général". 60 établissement sont concernés par ce suivi, la plupart des petites banques confiant aux plus grandes la gestion de leur système informatique, de leurs activités titres ou de leurs opérations sur l'étranger. Toutes les banques s'apprêtent également à permettre à leurs clients d'utiliser le franc et l'euro tout au long de la période transitoire. Le 15 avril dernier, la Commission européenne a recommandé le principe de ne pas faire payer de frais bancaires pour les conversions des monnaies nationales en euro, pour toutes les transactions obligatoires et pour les petits montants. Pierre Simon souligne à ce sujet "la meilleure garantie que le consommateur peut avoir en matière de tarification est la concurrence entre les banques". ° Dès le 1er janvier 1999, les banques offriront le "tout euro". En ce moment, elles établissent leur grille de facturation. ° Selon Patrick Duverger, directeur général de la Société Générale, "avec l'euro, les entreprises vont chercher à se simplifier la vie". ° Dès juin 1998, la Banque Martin Maurel sera prête pour l'euro. (Dossier de trois pages - La Tribune - 05/05/1998)