Mieux reconnaître les visages, même avec des images de basse qualité. C’est l’objectif de ce nouveau logiciel de reconnaissance faciale mis au point par des chercheurs russes.

Une matrice pour une meilleure reconnaissance faciale

 

Des chercheurs de l’Université Electrotechnique de Saint Petersbourg en Russie, en collaboration avec des chercheurs de l’Université Technologique de Szczecin en Pologne viennent de mettre au point un logiciel de reconnaissance faciale apparemment puissant. Leur avancée permet une meilleure reconnaissance, même dans le cas de photographies de basse résolution, ou en cas de mauvaise lumière. Bien que de tels logiciels soient au coeur de plusieurs polémiques autour de la protection des données personnelles, ils permettent de retrouver amis ou parents dans une collection de photos, d’identifier un visage sur un permis de conduire ou dans un réseau social, à partir de simples photos.

Méthodes statistiques obsolètes

 

Habituellement, les techniques de numérisation sont basées sur des méthodes statistiques, quasiment archaïques, puisqu’elles datent, selon les chercheurs, de 1930. Elles permettent de convertir une image en un petit ensemble de variables, telles que la distance entre les yeux, la largeur de la mâchoire, etc...De nouvelles images dans lequel un visage est identifié sont ensuite classés de la même manière, et enrichissent la base de données. La corrélation d’un nombre important de variables donne une identification positive pour le nouveau visage entré dans la base de données, et permet au logiciel de vérifier, avec des degrés de certitude, si ce nouveau visage est déjà présent dans la base de données. 

Deux algorithmes, plus de variables

Les chercheurs ont réalisé que ces méthodes pourraient être plus puissantes encore en introduisant encore plus de variables dans chaque image. Ils ont développé deux nouveaux algorithmes, «à deux dimensions», baptisés CCArc et PLSrc. Ces derniers utilisent lignes et colonnes, ce qui permet de générer une matrice pour chaque image. Les chercheurs ont testé sur des bases familiales connues et ont obtenu des résultats positifs, même en cas de faible résolution, ou même si d’autres facteurs, qui empêchent habituellement une bonne reconnaissance, comme des plafonniers forts ou des chemises trop bariolées, sont présents sur les photos.