On connaissait le lampadaire qui diffuse de la lumière. Voici celui qui distribue aussi du haut débit! C'est la dernière idée développée par Altitude Développement, au travers de Maxtel qui a...

On connaissait le lampadaire qui diffuse de la lumière. Voici celui qui distribue aussi du haut débit! C'est la dernière idée développée par Altitude Développement, au travers de Maxtel qui a déposé auprès de l'Arcep une demande de licence d'exploitation Wimax pour les 22 régions françaises.
 
En attendant la décision de l'Arcep, la société Maxtel, née de l'association d'Altitude Développement et de la Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, a déployé le projet appelé AnyMAX.
 
 "Il s'agit d'équiper les lampadaires parisiens, de Lyon ou d'autres grandes villes en bornes WiMAX, que nous mettrons ensuite à disposition des FAI et des opérateurs de gros", explique Julien Bellenger, chef du projet AnyMAX chez Maxtel.
 
La première expérimentation, en cours depuis 15 jours, se déroule à Paris. Pour ce test, Maxtel a fixé des antennes de 1 mètre 10 sur certains lampadaires de la capitale. Cette antenne puise directement son énergie sur le poteau. Une batterie raccordée au lampadaire se recharge la nuit, quand il est allumé, ce qui permet de limiter les coûts à 5000 euros par borne.
 
L'idée est astucieuse car les villes, qui représente 60 % du marché potentiel du WiMax, ne manquent pas de lampadaires (55000 pour Paris). Et comme quelques centaines de lampadaires suffisent pour couvrir un territoire, le concept pourra aussi s'avérer très performant dans les zones rurales ou les zones blanches. "Sous un seul d'entre eux, on peut faire surfer 300 personnes en même temps", calcule Jean-Paul Rivière, président d'Altitude Telecom et pionnier du Wimax.
 
A tout ce dispositif manque encore l'essentiel : des téléphones et des micro-ordinateurs capables de fonctionner sur ce nouveau réseau. Les cartes Wimax sont annoncées pour 2007 et les mobiles pour 2008.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 06/06/2006)