Selon une étude réalisé par Taylor Nelson Sofres, entre le 17 avril et le 17 mai 2000, auprès de 200 médecins généralistes sur leur connexion aux sites Internet, 38 % des médecins généralistes se so...

Selon une étude réalisé par Taylor Nelson Sofres, entre le 17 avril et le 17 mai 2000, auprès de 200 médecins généralistes sur leur connexion aux sites Internet, 38 % des médecins généralistes se sont connectés à Internet au cours de cette période. 2 généralistes sur 3 connectés à Internet visitent en priorité les portails professionnels médicaux et les sites d'universités. 41 % y recherchent des informations sur les pathologies et les maladies rares, 36 % des informations sur des généralités, dont 16 % sans recherche précise. 13 % recherchent des renseignements d'ordre professionnel et 12 % des informations sur les médicaments. Le Quotidien du Médecin est le site de journaux le plus visité. 1 médecin internaute sur 4 environ se connecte à un site de laboratoires : 60 % pour des généralités, dont 40 % par curiosité, 12 % pour obtenir des informations sur les pathologies ou sur un domaine de spécialisation, 8 % pour des renseignements sur les médicaments ou pour se documenter. 11 % seulement des médecins généralistes internautes visitent des portails de santé grand public. Pour 39 % des médecins, l'utilisation d'Internet dans la recherche d'informations médicales, soit pour le patient, soit pour eux-mêmes dans leur pratique quotidienne, apporte au moins un bénéfice : 32 % estiment que les patients seront mieux informés, 31 % que le dialogue avec le patient sera amélioré, 11 % que le patient comprendra mieux sa maladie et 5 % que le malade suivra mieux son traitement. 10 % des médecins pensent en tirer un bénéfice personnel, soit par un complément d'information que lui apportera le patient, soit par une stimulation, une obligation de performance. 6 % estiment que c'est un moyen pour le patient de se rassurer. Toutefois, les médecins perçoivent surtout des inconvénients à la recherche d'information par le patient sur Internet, tant pour le patient lui-même (95 %), que pour le médecin dans sa pratique quotidienne (86 %). 50 % des médecins estiment que cet apport d'informations risque surtout d'être mal compris, mal interprété par le patient. 12 % pensent que le patient pourrait même se découvrir des pathologies qu'il n'a pas, pourrait se soigner seul (10 %), ou pourrait faire des erreurs de diagnostic (5 %).. Même si les médecins s'inquiètent des conséquences que peut avoir Internet pour leurs patients, 38 % d'entre eux ont utilisé Internet, au cours du dernier mois pour des motifs professionnels. Près d'1 sur 5 recherche "souvent" des informations médicales et près d'1 sur 2 "de temps en temps. 15 % seulement d'entre eux ne recherchent pas d'informations médicales. (Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 3/08/2000)