Les prix des dispositifs de biométrie, en particulier de la reconnaissance des empreintes digitales deviennent enfin abordables. Compaq propose désormais un tel outil à 790 F, contre 2 000 F il y a ...

Les prix des dispositifs de biométrie, en particulier de la reconnaissance des empreintes digitales deviennent enfin abordables. Compaq propose désormais un tel outil à 790 F, contre 2 000 F il y a un an. Ce tarif reste toutefois élevé face à des produits peu coûteux comme la carte à puce. Ainsi Gemplus vient d’annoncer un système de sécurité pour 100 F, voire gratuits comme les mots de passe.

Fondé sur une technologie de la société Identicator, le boîtier de Compaq utilise un dispositif optique (caméra, prisme, etc...), ce qui revient plus cher que les capteurs silicium. Responsable du projet Fingerchip chez TCS, Jean-François Mainguet ironise “on remercie Compaq d’avoir secoué le marché, mais vu son prix et son encombrement, une caméra a peu de chances d’être compétitive face à un bout de silicium”.

Filiale de Thomson CSF, TCS développe un capteur d’empreintes digitales distinguant les crêtes et les creux de la peau par les différences de chaleur. Des sociétés comme Veridicom et ST Microelectronics ont choisi, pour leur part, de caractériser ces irrégularités de relief par effet électrostatique.

De taille réduite, tous ces capteurs pourront facilement être intégré à un clavier ou à un écran.

Le fabricant tawanais d’écrans MAG prévoit déjà de doter ses moniteurs d’un capteur d’empreintes.

Pour sa part, la société américaine Who Vision Systems prétend pouvoir lancer un capteur d’empreintes à moins de 100 F grâce à son procédé électrooptique. En passant le doigt sur un plastique polymère, crêtes et creux dégagent des champs électriques qui activent et désactivent un rayon lumineux. Via une lentille, le faisceau optique est alors focalisé vers un petit capteur silicium.

Toutefois, leur adoption par les entreprises vont poser de nouvelles questions sur le respect de la confidentialité. Chef de service à la direction juridique de la Cnil, Sophie Vulliet-Tavernier affirme “parce qu’il permet d’identifier un salarié avec un fort degré de certitude, tout projet de fichier d’empreintes doit être soumis à la Cnil. Nous voulons pouvoir évaluer le risque des suivis d’activités, de déplacements, de saisie de’ l’information ...”. (01 Informatique - 25/09/1998)