Nouvel épisode dans le conflit qui oppose Microsoft à la Commission européenne ! Le 15 février était l'ultimatum imposé au géant de Redmond pour se soumettre aux exigences de Bruxelles. En 2004...

Nouvel épisode dans le conflit qui oppose Microsoft à la Commission européenne ! Le 15 février était l'ultimatum imposé au géant de Redmond pour se soumettre aux exigences de Bruxelles. En 2004, l'autorité européenne avait condamné Microsoft pour abus de position dominante. L'application des sanctions décidées par Bruxelles en 2004 avait été repoussée jusqu'au 15 février 2006.
 
Bruxelles affirme que le géant de l'informatique ne respecte pas les sanctions fixées en 2004. Ce que ce dernier réfute : "Microsoft s'est conformé entièrement aux exigences de la Commission européenne en matière de documentation technique", explique l'éditeur.
 
"La Commission a ignoré des preuves cruciales dans sa hâte à attaquer le respect des exigences, selon une réponse formelle déposée par Microsoft", poursuit-il. Selon les sanctions fixées par la Commission, Microsoft devait ouvrir le code source de Windows pour que les éditeurs de logiciels puissent développer des solutions alternatives à celles de Microsoft mais compatibles avec Windows. Sous la menace d'une amende journalière de 2 millions d'euros, le géant de Redmond a fini par l'accepter et a ouvert sous licence le code de son système d'exploitation. Bruxelles s'est contenté d'indiquer qu'elle "examinera soigneusement l'annonce faite par Microsoft une fois qu'elle en aura reçu tous les détails.
 
En juin dernier, l'éditeur avait sorti une version de Windows qui correspondait aux exigences de la Commission : une version allégée de Média Player, la "Reduced Media Edition". Microsoft rejette les accusations de Bruxelles. Il a donc fait appel de la décision de la commission devant la Cour européenne de justice. La décision devrait être rendue en avril.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 16/02/2006)