Le potentiel économique de l'Inde lui vaut les faveurs des principaux géants des nouvelles technologies. Après Intel, qui annonçait hier son intention d'injecter sur ce marché en pleine...

Le potentiel économique de l'Inde lui vaut les faveurs des principaux géants des nouvelles technologies. Après Intel, qui annonçait hier son intention d'injecter sur ce marché en pleine ébullition plus d'un milliard de dollars, c'est au tour de Microsoft de faire part de ses projets d'investissement : 1,7 milliards de dollars sur quatre ans, avec la perspective de porter ses effectifs sur place à 7000 ingénieurs d'ici deux ou trois ans.

Bill Gates en personne a tenu une conférence de presse en compagnie du ministre indien des Technologies de l'information, Dayanidhi Maran, lors de laquelle il a expliqué les desseins de Microsoft : ouvrir un "centre d'innovation" à Bangalore, dans le sud de l'Inde, en complément du quatrième centre de recherche de Microsoft dans le monde, implanté plus tôt dans l'année à Hyderabad.

L'essentiel de l'argent investi devrait servir à la recherche et au développement, ce dont s'est réjoui le ministre indien, précisant que l'importance des investissements de Microsoft en Inde pouvait être vue comme un indicateur de la croissance du secteur des nouvelles technologies en Inde.

Bien que Bill Gates ait émaillé son discours d'annonces positives, comme la réduction de la fracture numérique en Inde ou l'intérêt de la collaboration avec des ingénieurs ne parlant pas anglais pour développer ses logiciels liés au traitement de la voix et du texte, les ambitions de Microsoft n'en restent pas moins claires.

Le marché indien connaît un essor fabuleux, et si plus de 400 millions d'Indiens vivent toujours très largement en deçà du seuil de pauvreté, une classe moyenne relativement aisée d'environ 300 millions de personnes émerge et cette dernière-ci ne demande qu'à se doter d'appareils high-tech ou à créer des entreprises en rapport avec le secteur. Or, là-dessus, Microsoft craint la concurrence des systèmes d'exploitation et des logiciels libres, gratuits ou moins dispendieux que les licences Windows.

(Atelier groupe BNP Paribas - 07/12/05)