La faute à Linux ! Le responsable est désigné : il s’agit du logiciel libre, qui va coûter au géant Microsoft un net ralentissement de sa croissance. Tandis qu’entre 2003 et 2004 celle-ci s’est...

La faute à Linux ! Le responsable est désigné : il s’agit du logiciel libre, qui va coûter au géant Microsoft un net ralentissement de sa croissance. Tandis qu’entre 2003 et 2004 celle-ci s’est établie à + 13 % environ, elle ne devrait atteindre qu’une fourchette comprise entre 4,5 et 5,5 % de croissance sur 2005 par rapport à l’exercice clos le 30 juin dernier. Pour l’année à venir, le géant de Redmond prévoit que ses ventes soient comprises entre 38,4 et 38,8 milliards de dollars. Et tout ça en partie à cause de… Linux, dont Microsoft craint qu’il ne lui vole des parts de marché. Dans un rapport de l’éditeur livré à la SEC (Securities and Exchange Commission), l’éditeur précise : « Nous continuons à observer l’évolution des logiciels libres (…) Ces produits gagnent en popularité auprès du public et les ventes de nos propres offres sont susceptibles de décliner ». Pour un groupe qui prévoit de nouveaux revenus liés à la recherche sur Internet, qui mise sur les applications loisir (musique, télévision, vidéo) et qui dispose de 60 milliards de dollars, ces petites inquiétudes face à Linux peuvent paraître prématurées. Il n’empêche que la famille des logiciels libres est de plus en plus prisée par certaines grosses entreprises mais aussi par nombre d’institutions publiques. Dernier en date, le ministère français de l’équipement annonçait en juillet avoir commencé le remplacement de 1500 serveurs bureautiques et d’infrastructure Windows NT par des serveurs Linux. La motivation du ministère ? « Devenir indépendant dans ses choix technologiques et assurer la pérennité et l’ouverture de ses systèmes d’information ». (Atelier groupe BNP Paribas – 06/09/2004)