Proposer aux citadins de partager en temps réel leur ressenti pendant leurs trajets puis analyser ces multiples données permettrait de mieux comprendre les raisons des contrariétés.

Les réseaux sociaux pour aider les villes à mieux comprendre et améliorer l’expérience des usagers dans les transports. L'idée n'est pas nouvelle, et déjà exploitée par des communes comme Sao Paulo, pour mieux connaître la qualité des services fournis aux citadins. Et certains ont en général encore beaucoup d'efforts à apporter : les transports dans les grandes villes du monde sont souvent considérés comme la plus désagréable expérience urbaine et sont souvent associés à un haut niveau de stress. Ce désagrément coûterait d’ailleurs plus de 100 milliards de dollars chaque année aux Etats-Unis. Les résultats d’une étude* menée par The New Cities Foundation et Ericsson a montré que le fait de connecter les transports entre eux améliorerait les temps de trajet en permettant aux usagers de partager et recevoir des informations en temps réel. Mais le mobile présenterait également une opportunité dans la poursuite de cet objectif.

Un logiciel qui analyse l’émotion

Pour ce faire, un groupe de travail sur les transports connectés a été mis en place un outil d’analyse en partenariat avec le San Jose Department of Transportation, la University of California Center for Information Technology Research in the Interest of Society (CITRIS) et Waze et Roadify, deux start-ups qui ont lancé une application mobile dédiée aux transports. Ils ont étudié les ressentis des usagers sur leurs trajets quotidiens grâce à un logiciel qui analyse les mots et les phrases des commentaires laissés sur les applications. Puis, il classe l’émotion de l’usager en fonction de si elle est positive ou négative et donne son intensité.

Une aide pour les services de transport

Les commentaires collectés via le smartphone parmi un panel de 15 000 utilisateurs fourniraient des informations précieuses et en temps-réel sur le ressenti des usagers sur leur trajet. En effet, l’omniprésence du smartphone et sa capacité à recevoir et diffuser de l’information aux usagers, mais aussi et l’accès aux plateformes sociales sont toujours plus intégrés dans la vie quotidienne. En fonction de ces résultats, cela permettrait d’aider les autorités locales de transport à définir leurs priorités, la planification ainsi que les investissements en indiquant les itinéraires et les zones qui seraient particulièrement frustrantes pour les usagers.

*Connected Commuting, Research and Analysis from the New Cities Foundation Task Force in San Jose