Si les internautes commencent à prendre les mesures pour se protéger du vol d'informations personnelles, ils sont encore peu nombreux à protéger leur ordinateur et maintenant leur téléphone par un code.

La nécessité de se préserver du cybercrime et du vol d'informations personnelles est entrée dans les mœurs des internautes américains, se réjouit Unisys dans son rapport bi-annuel Security Index. Pas celui de protéger les appareils permettant d'accéder au web. Moins de 40 % des personnes interrogées dans le cadre de l'étude ont expliqué utiliser et mettre à jour régulièrement un mot de passe sur leur mobile. Et moins de la moitié annonce se préoccuper de valider des codes difficiles à deviner sur son ordinateur ou sur son combiné. Or, souligne le rapport, de telles inattentions peuvent donner accès à l'ensemble des informations qu'ils tâchent de préserver, et qui soit se trouvent dans ces terminaux, soit sont échangées depuis eux. "Les entreprises, mais aussi les fabricants de téléphones portables, doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer que la protection des données sensibles est assurée par défaut", explique Mark Cohn, vice président du pôle Sécurité des entreprises chez Unisys.

Des internautes vigilants, mais pas pour leur mot de passe

Et cela de manière aussi simple et pratique que possible". Reste que les internautes se montrent relativement vigilants : plus des trois quarts limitent l'accès à leurs informations personnelles sur les réseaux sociaux, et à peu près autant utilisent et mettent régulièrement à jour un logiciel antivirus. Autre conclusion de l'étude : les Américains se montrent disposés à laisser la main au gouvernement en cas de cyber attaque majeure à l'échelle nationale. "Les citoyens pourraient soutenir une législation autorisant le président à restreindre l'accès au web en cas d'urgence pour protéger les données et les citoyens", note Patricia Titus, vice présidente et responsable du pôle Sécurité de l'information pour le cabinet.

Un sentiment de préoccupation en déclin

Pourtant, la préoccupation autour de la sécurité du web est en déclin : alors que six Américains sur dix se montrent très concernés pas la sécurité nationale et financière, ils ne sont qu'un tiers à se montrer sérieusement préoccupés par les dangers autour du commerce et de la banque en ligne. Ils étaient plus de 40 % en février. Enfin, la part des individus qui s'estiment non concernés au sujet de l'attaque de virus ou de spam a augmenté de plus de 30 %. Un constat qui va dans le sens de celui dressé par Anonymizer. Le cabinet rappelait récemment que si les internautes sont conscients des risques, la majorité ne prend pas encore les mesures adéquates pour s'en prémunir.