Le système de l'université de Malaga s'embarque sur le téléphone portable et étudie le comportement d'un conducteur. Le but : évaluer la dangerosité d'une route. Mais aussi permettre aux individus d'améliorer leur conduite.

Pour rendre la route plus adaptée aux automobilistes, la meilleure solution est d'étudier le comportement de ces derniers. C'est en tout cas ce que pense l'université de Malaga, qui a mis au point un système mobile qui enregistre les activités précises d'un véhicule en déplacement. Le logiciel, gratuit, se veut très accessible : il suffit d'un téléphone portable doté d'un GPS et qui enregistre dans une base de donnée les moindres composantes du trajet. Celui-ci sera ensuite consultable sur une page web du type Google Map. Une série de polygone apparaît alors sur l'image qui, en fonction des couleurs utilisées, décrira la conduite de l'utilisateur, dangereuse ou non.
De nombreuses utilités
Il sera alors envisageable, via les résultats obtenus par les utilisateurs, de rajouter ou corriger certains panneaux de signalisation lorsqu'une route révèle un haut risque accidentel. Selon Gerardo Reveriego, le responsable du projet, il est possible d'aller plus loin et d'en faire profiter aussi les écoles de conduite. Plus encore, les compagnies d'assurance pourraient être intéressées afin de calculer bonus ou malus en fonction du comportement de l'automobiliste. De même pour les compagnies de transports routiers soucieuses de la satisfaction de leurs clients, bien souvent allergiques aux manœuvres trop abruptes.
Un pari pour l'avenir
Enfin, un tel système permet au conducteur d'évaluer lui-même sa conduite. Le chercheur espagnol se fixe d'ores et déjà de nouveaux projets. Notamment collaborer avec les fabricants automobiles afin d'installer cette application en série sur les modèles et systèmes de navigation à venir. Ces partenaires potentiels pourront alors contribuer à la réduction du nombre d'accidents de la route. Un objectif que s'était fixée l'Union Européenne en 2004, et dont les résultats attendus en 2010 sont pressentis comme insuffisants.