Les wearable devices sont un des principaux chantiers d’innovation dans le secteur mobile. Le défi : les intégrer aux écosystèmes mobiles existants.

[MobileBeat] Les wearable devices, désormais partie intégrante de l’écosystème mobile

Dédiée cette année à l’expérience mobile intégrée, la sixième édition de la conférence MobileBeat s’est ouverte sur une des grandes thématiques de l’année : les « wearable devices. » Des montres aux Google Glass en passant par les lentilles connectées, ces gadgets ont pour objectif d’intégrer la technologie à notre vie quotidienne de façon toujours plus fluide. Google Glass permet ainsi de prendre des photos grâce à la simple reconnaissance vocale, au lieu­ de sortir son téléphone portable. Si bien que certains s’interrogent : les wearable devices sont-ils en passe de remplacer nos smartphones ? Pas pour le moment, considère Gary Clayton, Chief Creative Officer chez Nuance Communications. Jef Holove, CEO de Basis, qui développe des montres intelligentes, approuve : « Au contraire, je dirais plutôt que les smartphones sont justement en train de devenir de plus en plus centraux. »

Le mobile au cœur de l’écosystème

La montre Basis, par exemple, permet de mesurer l’humidité de la peau, le sommeil, l’activité physique, etc. Il s’agit d’un appareil sophistiqué, capable de récolter des données précises et de qualité. Pourtant, c’est toujours « via le mobile que les données sont envoyées dans le cloud, et c’est sur leur mobile que les utilisateurs interagissent avec les données » récoltées grâce à la montre, précise-t-il. De la même façon, un bracelet Jawbone ou NikeFuel ne peut pas opérer sans un smartphone ; le mobile est nécessaire pour communiquer avec un serveur distant. S’ils ne sont donc pas près de remplacer nos téléphones, les wearable devices les complètent, et prennent néanmoins une place grandissante dans l’écosystème mobile. C’est justement un axe majeur de la stratégie de Samsung, qui a annoncé la sortie prochaine d’une montre intelligente. Young Sohn, Chief Strategy Officer, confirme : « Nous avons beaucoup d’appareils et essayons de développer les ponts pour les relier. »

Un problème de software plus que de hardware

Contre toute attente, le hardware n’est ainsi plus le défi principal du secteur wearable devices. Evidemment, concevoir une montre intelligente est loin d’être une mince affaire. L’autonomie, le design, le poids, la qualité des capteurs, sont autant d’éléments indispensables à la conception de ces objets. Mais « Les wearable devices ne sont pas nouveaux » précise Holove. Aujourd’hui, « la vraie question est comment transformer les données en action chez l’utilisateur » continue-t-il. Ainsi, le défi majeur du secteur concerne le software. C’est bien le software qui doit permettre de rendre ces données digestes et lisibles pour l’utilisateur, l’inciter à modifier ses habitudes de vie afin d’améliorer sa santé, etc. Dernier axe de développement pour le software des werable devices : la contextualisation des données. « L’information doit être pertinente, sinon elle perd tout son intérêt » conclut Holove. 

Rédigé par Alice Gillet
English editorial manager