Les pouvoirs publics jugent globalement satisfaisant l’état de sensibilisation des différentes populations concernées par le bogue de l’an 2000. Toutefois, n’entendant pas relâcher sa mobilisation, ...

Les pouvoirs publics jugent globalement satisfaisant l’état de sensibilisation des différentes populations concernées par le bogue de l’an 2000. Toutefois, n’entendant pas relâcher sa mobilisation, le gouvernement pourrait lancer dès la rentrée de nouvelles campagnes de sensibilisation. Hier, Dominique Strauss Kahn a dévoilé les grandes lignes de différentes études portant en particulier sur l’état de préparation des PME-PMI et des collectivités locales, ainsi que sur le degré d’information des particuliers. Selon le baromètre mis en place par le ministère de l’Economie et l’Ifop, la sensibilisation semble s’essoufler. En effet, alors qu’en mars dernier, 76 % des entreprises avaient le sentiment d’être bien informées sur l’an 2000, elles ne sont plus aujourd’hui que 70 %, soit le même niveau qu’à la fin de l’an dernier. De plus, 5 % d’entre elles (soit 100 000 entreprises environ) déclarent ne pas être prêtes et estiment devoir interrompre provisoirement leurs activités. 46 % des entreprises de 1 à 199 salariés ont commencé ou terminé la phase d’inventaire des systèmes. 61 % des entreprises d’un seul salarié et 33 % des entreprises de 1 à 199 salariés n’ont encore rien fait et n’envisagent aucune démarche. Pour 21 % des petites PME-PMI de moins de 10 salariés “il sera toujours temps, le moment venu, d’appeler un dépanneur”.

L’état de mobilisation des collectivités locales est lui aussi jugé globalement satisfaisant. A l’exception de certaines municipalités de taille modeste pour lesquelles les effets du bogue seront sans grandes conséquences, la très grande majorité des élus ont fait procédé aux travaux nécessaires.

Enfin, à moins de six mois de la date fatidique, les particuliers affichent une certaine sérénité. Selon un sondage Sofres, 91 % des Français ont entendu parler du bogue, 55 % sont sereins. 30 % seulement des personnes interrogées (contre 25 % en février) pensent que le passage à l’an 2000 risque de provoquer des pannes à domicile. (Les Echos La Tribune Libération 6/07/1999)