En analysant les activités musculaires de son porteur, un brassard intelligent l’aide à commander à distance des appareils électroniques sans avoir à installer une caméra.

MYO transforme l’avant-bras de son utilisateur en télécommande

L’interaction homme-machine semble avancer dans un sens où l’informatique deviendra omniprésente et que l’interface disparaîtra progressivement. Comme en témoigne un nouveau brassard électronique, inventé par l'entreprise canadienne Thalmic Labs, qui transforme l’avant-bras humain en télécommande. A la différence des appareils de reconnaissance gestuelle existants, comme par exemple la Xbox Kinect de Microsoft, le brassard MYO n'exige pas de caméra mais interprète les signaux électriques des muscles du bras pour lui permettre d'interagir avec des objets via Bluetooth 4.0.

La reconnaissance gestuelle, inspirée par l’électromyographie

La technologie utilisée par Thalmic Labs est habituellement employée pour les électromyographies afin de contrôler l’activité musculaire et nerveuse d’un patient. Ainsi, doté d’une multitude de capteurs, comme le gyroscope et le processeur AEM, MYO reconnaît les mouvements de l’avant-bras et des doigts avant même qu’ils aient lieu. Les mouvements suivis sur le périphérique vont ensuite être analysés et transformés en données.  « Les mains sont l’outil ultime pour l’entrée des données », explique Stephen Lake, fondateur de Thalmic Las.  « Equipés d’un MYO, les utilisateurs peuvent à distance faire défiler une page web, tirer sur un ennemi dans un jeu vidéo ou contrôler un drone, etc »

Un obstacle persiste…

Thalmic Las a récemment ouvert l’API de MYO pour stimuler l’innovation des développeurs, car les applications de cette technologie restent nombreuses dans différents domaines. En effet, le fait de ne pas nécessiter de caméra implique que ses utilisateurs ne sont pas contraints de rester devant leur ordinateur. A titre d’exemple, associé avec Google Now, MYO peut donner des conseils pratiques à son utilisateur en train de cirer sa voiture, pour ne pas endommager la peinture. Néanmoins, une question reste évidente pour ce genre d’objet qui risque d'être porté en permanence : comment cette technologie pourra faire la différence entre les situation où on a besoin d'elle et celle où de simples gestes anodins sont effectués ?

 
Rédigé par Ruolin Yang
Journaliste