IBM a annoncé aujourd'hui être le premier à appliquer avec succès les propriétés des nanotechnologies dans la production d'un semi-conducteur, en utilisant une technique d'assemblage des molécules...

IBM a annoncé aujourd’hui être le premier à appliquer avec succès les propriétés des nanotechnologies dans la production d’un semi-conducteur, en utilisant une technique d’assemblage des molécules dite « en kit » : selon le communiqué de presse du groupe, l’avantage de cette technique serait de réduire les coûts importants générés par certaines phases de la production des semi-conducteurs, tout en en réduisant la complexité.

Cette technique d’assemblage en kit pourrait être utilisée pour fabriquer des microprocesseurs plus puissants, à implanter dans les ordinateurs et les téléphones par exemple. Des équipements qui pourraient ainsi voir leur taille se réduire notablement. Pour l’instant, les chercheurs d’IBM ont utilisé les techniques d’assemblage en kit pour créer une mémoire minuscule, qui fait office de mémoire flash (c’est-à-dire qui permet, quand un appareil n’est plus sous tension, de conserver les informations présentes dans un ordinateur portable ou un téléphone).

Selon IBM, ces techniques d’assemblage en kit, compatibles avec l’équipement de fabrication de processeurs en vigueur aujourd’hui, pourraient être utilisées dans des projets pilotes d’ici trois à cinq ans. IBM fait figure de pionnier dans le domaine des nanotechnologies : au mois de mai dernier, des chercheurs du groupe avaient réussi à mettre au point le plus petit générateur de lumière au monde : un nanotube de carbone d’1,4 nanomètre de diamètre, soit 50.000 fois moins qu’un simple cheveu !

( Atelier groupe BNP Paribas – 08/12/2003)