Mercredi, la Commission européenne a adopté une stratégie communautaire pour aider l’Europe à gagner le leadership mondial dans le domaine des nanotechnologies, la science de l'infiniment petit...

Mercredi, la Commission européenne a adopté une stratégie communautaire pour aider l’Europe à gagner le leadership mondial dans le domaine des nanotechnologies, la science de l'infiniment petit. Sa communication, intitulée "Vers une stratégie européenne en faveur des nanotechnologies", comprend une série de recommandations et d'initiatives sur la manière de renforcer les activités de recherche et développement (R&D) européennes dans ce domaine. Dans un communiqué, la Commission européenne rappelle que le marché mondial actuel des produits et processus issus des nanotechnologies est évalué à environ 2,5 milliards d’euros. Elle note également que selon certains analystes, le marché pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliards d’euros d’ici 2010, pour en arriver plus tard à dépasser les 1000 milliards d’euros. Aujourd’hui, l’Union européenne dispose d’une bonne base de connaissance sur les nanotechnologies, puisqu’elle a enregistré 32 % des publications internationales dans ce domaine entre 1997 et 1999, contre 24 % pour les États-Unis et 12 % pour le Japon. Seulement, l'Europe investit actuellement proportionnellement moins que ses deux principaux concurrents. Pour combler ce fossé, qui risque de s’agrandir si l’Europe ne capitalise pas sur ses connaissances, l’Union préconise aujourd’hui - dans une communication intitulée « Vers une stratégie européenne en faveur des nanotechnologies » - de transformer sa Recherche et Développement en applications et en produits concrets, et donc en richesse et en emplois. Cela passe par un triplement des investissements communautaires publics dans la R&D sur les nanotechnologies d'ici 2010 pour renforcer la position de l'Europe par rapport à ses principaux concurrents. Le 6e programme-cadre communautaire de recherche (2002-2006) prévoit l’investissement de 1,3 milliard d'euros pour les nanotechnologies et les matériaux nouveaux, et la Commission vise à renforcer cet effort dans le cadre élargi du doublement proposé du budget communautaire de la recherche pour la période 2007-2013. La communication propose également un certain nombre d'autres mesures dans le cadre d'une stratégie intégrée : améliorer la coordination des programmes de recherche nationaux en Europe, assurer une collaboration transnationale entre les organisations de R&D dans les secteurs publics et privés et enfin traiter les préoccupations relatives à la sécurité, à la santé et à l'environnement associées aux nanotechnologies. Comment ? En assurant la promotion des procédures d'évaluation des risques à toutes les étapes du cycle de vie des technologies. (Atelier groupe BNP Paribas - 13/05/2004)