Comme prévu (voir la revue de presse du 18/02), NEC vient de confirmer d'importantes pertes et d'annoncer la suppression de 15 000 emplois dont 9 000 au Japon, ainsi que la cession de certaines ac...

Comme prévu (voir la revue de presse du 18/02), NEC vient de confirmer d'importantes pertes et d'annoncer la suppression de 15 000 emplois dont 9 000 au Japon, ainsi que la cession de certaines activités non rentables "même parmi celles faisant partie des métiers de base du groupe". Chargé jusqu'ici de l'intégration des systèmes, Koji Nishigaki devient président du groupe, en remplacement de Hisashi Kaneko, démissionnaire. 10 % des effectifs seront supprimés en trois ans. 6 000 emplois sur les 9 000 concernés au Japon, seront supprimés par des départs anticipés à la retraite et le gel des embauches dans toutes les sociétés du groupe, sauf certaines spécialisées dans les logiciels. Découlant de la fermeture d'activités déficitaires, les 3 000 autres devraient prendre la forme de licenciements, ce qui est inhabituel dans l'Archipel. Par rapport à ses concurrents, NEC a pris du retard dans la remise en ordre de ses activités. Son nouveau président a reconnu que le groupe s'était un peu endormi ces dernières années sur ses bons résultats, retardant ainsi certains choix stratégiques "nous avons connu une époque de profits faciles. Aujourd'hui, nous devons commencer à regarder chaque activité une par une et voir si elle dégage un bénéfice". Tout en évoquant la hausse du yen, la baisse des ventes d'équipements de télécommunications à l'étranger, d'équipements pour les réseaux informatiques au Japon et la réduction des ventes de certains semi-conducteurs, à l'exception des mémoires, le groupe reconnaît que le principal foyer de pertes provient de Packard Bell. NEC a donc décidé de se concentrer sur l'intégration de systèmes informatiques et les activités qui y sont directement liées (équipements de communication, information, PC et composants électroniques). Pour le reste, selon un communiqué "des mesures de restructuration seront engagées dans les métiers offrant des perspectives de profit insuffisantes à long terme, même s'il s'agit d'activités faisant partie des métiers de base. Ces activités pourront être scindées, vendues ou poursuivies avec des partenaires extérieurs". L'endettement de NEC atteint aujourd'hui 187 % des fonds propres. L'objectif est de ramener en trois ans ce ratio à 150 %. Dans trois ans, NEC vise un résultat courant imposable de 300 milliards de yens (2,24 milliards d'euros), représentant 5 % du chiffre d'affaires projeté (6 000 milliards de yens). (Le Figaro - Libération - 20-21/02 - Les Echos - La Tribune - 22/02/1999)