C'est aujourd'hui que les partenaires sociaux entament des négociations sur le télétravail, défini comme une situation où un salarié travaille, grâce à l'informatique et aux TIC, à l'extérieur de...

C'est aujourd'hui que les partenaires sociaux entament des négociations sur le télétravail, défini comme une situation où un salarié travaille, grâce à l'informatique et aux TIC, à l'extérieur de son entreprise. En France, 1,5 million de personnes sont concernées . Patronat et syndicats vont plancher sur la réglementation de cette forme de travail, qui a fait l'objet d'un accord cadre européen en 2002 à transposer dans le droit français.

Tandis que les entreprises y voient une opportunité de réduire leurs coûts investis dans l'immobilier , les syndicats insistent sur l'importance du volontariat et de la possibilité pour les salariés de revenir sur leur décision d'adopter le télétravail. Les partenaires devront également trouver un équilibre entre la surveillance de leurs salariés et la liberté de ces derniers.

En décembre 2004, le Ministère du Travail avait publié une étude selon laquelle 440 000 salariés en France pouvaient être considérés comme des télétravailleurs à domicile , et 1 100 000 comme des télétravailleurs nomades, soit respectivement 2 et 5 % des salariés. Aujourd'hui, cette population est principalement composée de salariés très qualifiés (un tiers sont ingénieurs ou cadres, un autre tiers ont des professions intermédiaires).

Contrairement aux idées reçues, qui voudraient que le télétravail soit une solution idéale pour les femmes avec enfants, le rapport du ministère indiquait que les femmes sont minoritaires parmi les télétravailleurs (43 %, soit deux points de moins que leur part dans la population salariée). Enfin, les secteurs qui utilisent le plus intensivement le télétravail sont la banque , l'assurance et le secteur des services aux entreprises .

(Atelier groupe BNP Paribas - 04/05/2005)