Tandis que les marchés de l’Europe de l’Ouest, des Etats-Unis et Japon, ne sont pas loin d’être saturés, les pays à l’économie émergente et à la population nombreuse, à l’instar de la Russie et de...

Tandis que les marchés de l’Europe de l’Ouest, des Etats-Unis et Japon, ne sont pas loin d’être saturés, les pays à l’économie émergente et à la population nombreuse, à l’instar de la Russie et de l’Inde, intéressent de plus en plus les fabricants de téléphones cellulaires. Nokia vient d’annoncer hier à cet effet le lancement de deux nouveaux terminaux d’entrée de gamme : les Nokia 110 et le 2300.
Selon le fabricant finnois, le nombre d’utilisateurs de téléphones portables devrait atteindre en Russie 60 millions en 2008 ! De fait, cette dernière comptait 22,24 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles à la fin avril 2003, soit une hausse de 24 % par rapport à la fin de l’année 2002, et un accroissement de 5 % par rapport au mois de mars (cf. Lettre du 16/05/2003).
D’après Nokia, son modèle 1100 à écran monochrome remplacera progressivement l'actuel combiné 3310, vendu entre 80 et 90 dollars (de 73,26 euros à 82,42 euros) avant remises. Le 1100 sera disponible à travers le monde au quatrième trimestre de cette année. Le Nokia 2300, dont l'écran sera aussi monochrome, se vendra un peu plus cher et sera lancé à la même époque dans la région Asie-Pacifique. Il sera disponible dans le reste du monde au premier trimestre de l'année prochaine.
Le pourcentage global de la marge bénéficiaire de Nokia pourrait toutefois être pénalisé par ce type de stratégie, mais selon les analystes, cette dernière s’avère indispensable au fabricant finnois qui doit également faire face à une concurrence locale accrue sur le marché chinois.
(Atelier groupe BNP Paribas – 28/08/2003)