contacts parmi les ventures capitalists, mais avec une idée, Thomas Siebel a réussi, pour fonder en 1994 son entreprise, à trouver 25 personnes qui n'ont pas perçu de salaire pendant dix-huit mois...

contacts parmi les ventures capitalists, mais avec une idée, Thomas Siebel a réussi, pour fonder en 1994 son entreprise, à trouver 25 personnes qui n'ont pas perçu de salaire pendant dix-huit mois, mais reçu des actions et des stock-options de son entreprise Siebel System. Lors de son introduction en Bourse, les ingénieurs, les programmeurs, les spécialistes de la vente et du marketing, leur standardiste, tous étaient millionnaires. Ancien d'Oracle et de Gain Technologies, Thomas Siebel a très vite compris comment l'architecture informatique client-serveur allait révolutionner la force de vente d'une entreprise. Avec la vulgarisation des technologies multimédias et la montée en puissance d'Internet, son pari a été gagné. Les chercheurs de Siebel Systems ont interviewé les vendeurs de cinquante grandes entreprises afin de mettre au point leur logiciel. Dans le même temps, un accord de distribution était signé avec Andersen Consulting qui détient 10 % du capital de la société. L'automatisation de la force de vente permet de mieux cerner les besoins du client qui définit lui même ce qu'il souhaite. Les technologies du Web permettent de lui poser des questions et, de la manière la plus naturelle possible, d'aider sa réflexion. Selon Thomas Siebel et son monde idéal, celui par exemple qui veut changer de voiture se connecte sur le site Web du constructeur, répond à un certain nombre de questions, avant d'aller chez son concessionnaire. Ainsi l'utilisation d'une technologie multimédia et d'agents logiciels permet une désintermédiation de l'acte de vente. Bien sûr le concessionnaire apportant la touche humaine n'est pas inutile, mais pour le client l'expérience informatique est très riche. Le concessionnaire délivrant le produit où et quand le client le souhaite, fait partie intégrante dans les programmes de Siebel Systems. Un des domaines où les gains de productivité sont immédiats et les économies le plus faciles à réaliser, selon Thomas Siebel, est la documentation. Effectivement, en remplaçant toute la masse des prospectus par une documentation installée sur un système client-serveur accessible très facilement, l'entreprise non seulement économise de l'argent sur les frais d'impression, mais elle peut mettre à niveau sa base de données perpétuellement pour un coût minime. (La Tribune - 17è épisode du "Roman de Wall Street" - 20/08/1997)