rapport à 2000. Selon l’indicateur Digital Business, 313 entreprises ont réalisé 337 opérations financières pour un montant total de 838,5 millions d’euros (5,5 milliards de F) en 2001. Les inves...

rapport à 2000. Selon l’indicateur Digital Business, 313 entreprises ont réalisé 337 opérations financières pour un montant total de 838,5 millions d’euros (5,5 milliards de F) en 2001. Les investisseurs ont finalisé en moyenne 28 opérations chaque mois pour un montant de 69,9 millions d’euros (458,5 millions de F). .Le meilleur mois de 2001 a été mars (tout comme mars 2000), avec 50 opérations pour 169,6 millions d’euros. En revanche, décembre 2001 enregistre la plus mauvaise performance de l’année : 8 opérations pour 11,4 millions d’euros. Bien que l’année 2001 soit loin d’être mauvaise, elle marque un net recul comparée à 2000 qui fut une année exceptionnelle. Le nombre des opérations enregistrées chute de 52 % et les montants engagés de 53 %. En 2000, 588 sociétés ont en effet réalisé 703 tours de table portant sur un montant total de 1,8 milliard d’euros (11,8 milliards de F). 59 opérations étaient constatées en moyenne en 2000. Le nombre des seconds tours de table est de plus en plus important, au détriment principalement des premiers tours de table, succédant eux-mêmes aux opérations d’amorçage. La part des seconds tours de table passe de 16 % à 40 % du nombre des opérations et de 46 à 72 % des montants levés. Deux tendances ont fait leur apparition ces deux dernières années : d’une part la part de l’amorçage reste stable en nombre d’opérations, d’autre part des opérations de fusion/acquisition se substituant à des levées de fonds avortées ont fait leur apparition. Leur part est ainsi passée de 1 % du nombre des opérations enregistrées en 2000 à 8 % en 2001. La part des capital risqueurs, sur le nombre total des opérations, baisse de 8 points entre 2000 et 2001, passant de 62 % des levées de fonds à 54 %. Leur part dans le montant total des opérations passe de 88 à 69 %, soit une diminution de 19 points. Les business angels perdent aussi du terrain. En revanche, la part des investisseurs industriels, intervenant seuls sur les opérations de financement ou en compagnie d’investisseurs financiers (opérations dites mixtes) passe de 6 % en 2000 à 18 % en 2001. Les opérations mixtes représentent 11 % du nombre des tours de table constatés en 2001, contre 5 % en 2000. Selon l’observation des 21 plus grosses opérations conclues sur les deux dernières années, l’indicateur Digital Business constate que seules des opérations d’un montant supérieur ou égal à 1,5 million d’euros (98,4 millions de F) rentrent dans ce top 21. Ces 21 opérations n’ont profité qu’à 20 entreprises, deux opérations figurant dans le top ayant été menées par iMediation. Autre constat : 25 % des opérations de ce panel, dont les deux plus importantes (iMediation et Zebank) ont porté sur des entreprises ayant connu par la suite, à des degrés divers, des difficultés : Zebank a été repris par Egg et iMediation a été cédé à l’éditeur américain Haht. N’ayant pas retrouvé le soutien de ses investisseurs, Canalweb est en redressement judiciaire. Poliris, pour sa part, a dû se séparer d’une partie de ses activités (Promovacances est passé aux mains de Karavel.com). Toujours concernant ces 21 opérations, quatre grandes périodes de dessinent entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2001. Le 1er semestre 2000 représente une première période faste. 8 opérations portant sur 205 millions d’euros ont été enregistrées sur cette période. La seconde période faste débute en décembre 2000 pour s’achever en avril 2001 avec 7 opérations portant sur 225,5 millions d’euros. Les tours de table sont alors moins importants, mais portent sur des montants supérieurs. Au cours de la troisième période, d’août à octobre 2001, seules 3 importantes levées de fonds portant sur 60,7 millions d’euros ont été enregistrées. Les opérations sont moins nombreuses et moins importantes. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 6/02/2002)