D’ici à octobre, le GIP, Global Internet Project, souhaite être en mesure de mettre en place une structure de coordination au niveau mondial pour les noms de domaines Internet. Disposant d’une ext...

D’ici à octobre, le GIP, Global Internet Project, souhaite être en mesure de mettre en place une structure de coordination au niveau mondial pour les noms de domaines Internet. Disposant d’une extension de type “.fr” par exemple pour une entreprise française, les entreprises préfèrent généralement bénéficier d’une extension plus internationale de type “.com”. Comme l’explique Eric Salomon du département des nouveaux services chez Equant “en réalité, il existe trois zones sur Internet: les Etats-Unis dont l’Internet est chapeauté par InterNic, l’Asie-Pacifique avec APNic et l’Europe avec RIPE”. Chacun de ces organismes bénéficie d’une certaine autonomie pour gérer les noms de domaines nationaux. L’IANA (Internet Assigned Numbers Authority) dépendant de fonds publics américains assure la ccordination. Lorsque l’on souhaite disposer d’un nom de domaine avec une extension “.com”, la demande remonte à l’IANA. Dans ce cas, Network Solutions commercialise le nom. Cette structure commerciale génère des ressources financières pour les instances du monde Internet. Mais le gouvernement américain a prévu de transférer, à la fin du mois, les activités de l’IANA à une organisation à but non lucratif. Cette décision inquiète le GIP qui regroupe 13 entreprises privées, dont IBM, Netscape, MCI, Deutsche Telekom, BT .... En effet, du développement harmonieux d’Internet dépend une bonne partie de leur chiffre d’affaires à venir “sans une forte coordination internationale, les stratégies unilatérales ou régionales vont retarder le développement d’Internet ainsi que les possibilités qu’il offre au niveau du commerce et pour l’ensemble de la société”. Si aucune autorité de régulation n’établit de règles au niveau international, Internet risque de perdre de son intérêt pour les entreprises. (La Tribune - 10/09/1998)