Les entreprises françaises sont-elles prêtes à passer aux normes IAS / IFRS ? Au 1er janvier 2005, les sociétés cotées et leurs filiales seront tenues de présenter leurs comptes consolidés ...

Les entreprises françaises sont-elles prêtes à passer aux normes IAS / IFRS ? Au 1er janvier 2005, les sociétés cotées et leurs filiales seront tenues de présenter leurs comptes consolidés conformément aux normes comptables internationales, IAS (International Accounting Standards) et IFRS (International Financial Reporting Standards). Ce référentiel international est destiné à garantir la transparence de l’information financière à l’intention des investisseurs et la comparabilité des rapports financiers des sociétés cotées.

L’Observatoire IFRS, dirigé conjointement par Cartesis, éditeur de progiciels de Business Performance Management et KPMG SA, cabinet d’audit et d’expertise comptable, a mené une enquête auprès de 70 entreprises françaises cotées, pour tenter de déterminer à quel stade elles en sont du passage aux normes IAS / IFRS.

83 % des groupes français ont démarré leur projet de conversion, et seulement 3 % des entreprises appartenant aux grands indices CAC40 / SBF120 / SBF 250 n’ont pas commencé. Par contre, 32 % des entreprises sondées estiment déjà être en retard dans l’avancement du projet. 2004 devrait être une année décisive : 84 % des entreprises françaises en seront à la phase d’adaptation et de développement, qui représente une somme de travaux complexes et longs.

L’observatoire s’est également penché sur les modes de pilotage du projet. Il apparaît ainsi que les directions financières sont mises à contribution par 70 % des entreprises, qui à 80 % ont également nommé un responsable IFRS. Par compte, de manière surprenante, la direction des systèmes d’information n’est impliquée que dans 36 % des entreprises.

Deux enjeux stratégiques sont cités par les entreprises dans le passage aux nouvelles normes : la communication financière (citée à 76 %) et l’adaptation des systèmes d’information (à 68 %) ; 70 % des groupes jugent essentielle l’adaptation de leur logiciel de consolidation / reporting. Globalement, 95 % des groupes sont confiants dans la réussite globale de la conversion, mais ils ne sont plus que 46 % à avoir confiance dans les retombées positives du projet.

(Atelier groupe BNP Paribas – 19/11/2003)