Si on parle des transports intelligents, la ville anglaise de Nottingham semble avoir une longueur d’avance. Récompensée à plusieurs reprises, elle vient même d’être reconnue comme modèle à suivre.

Nottingham, ville modèle pour les transports urbains

Les bus qui changent de couleur seraient-ils l’avenir de la smart city ? La ville de Nottingham au Royaume-Uni semble y croire puisqu’elle voudrait un nouveau système de « peinture intelligente » pour ses autobus. Les véhicules pourraient ainsi changer de couleur, le tout contrôlé par le chauffeur sur une application associée.

Même si la technologie existe, le dispositif est en réalité un poisson d'avril mais il illustre la tendance dans la ville : s’adapter aux fluctuations de la demande en transports en commun. La mairie a ainsi mis en place une salle de contrôle en temps réel qui coordonnait déjà les transports dans la ville.

 

 

Résoudre l’équation « plus d’usagers, moins de pollution »

Une salle de contrôle qui fait en réalité partie d’une volonté plus globale de repenser les transports dans la ville britannique. À tel point que Nottingham a été sélectionnée pour faire partie du projet RemoUrban financé par l’Union européenne, une initiative en partenariat avec des entreprises, des universités et des autorités locales. Son objectif est de rendre les transports en commun plus intelligents et plus verts dans trois villes qui servent de modèles : Valladolid en Espagne, Tepebasi en Turquie et Nottingham. Autant de villes qui tentent de résoudre l’équation – ou plutôt l’inéquation – entre le nombre croissant de voyageurs (75 millions en 2014 pour Nottingham, chiffre qui croît d’année en année) et la nécessité de réduire la pollution.

                Trois villes modèles pour les transports de demain imaginés par le projet RemoUrban
 

En conséquence, la ville de Nottingham multiplie les projets pour faire des automobilistes des utilisateurs de transports en commun.  En 2017, elle ouvrira le premier parc relais 100 % électrique de Grande-Bretagne. Les autorités envisagent même la création d’une « zone de faible émission » pour le centre-ville dans laquelle les véhicules trop polluants seraient limités. Les camions de livraison devraient eux aussi être astreints à un règlement, dans le cadre de l’expérience RemoUrban.

Des transports plus verts… et plus modernes

Outre l’incitation à utiliser les transports en commun, la ville de Nottingham compte également rendre ses propres véhicules plus verts. Dans son dernier plan d’action sur dix ans, la municipalité s’était en effet fixée pour objectif une réduction de 26 % des émissions de gaz à effet de serre. Des bus touristiques, les « TourLink » vont ainsi être lancés dans la ville. Il s’agit là de véhicules 100 % électriques avec une énergie produite par la combustion des déchets.

                                Les nouveaux bus de Nottingham veulent repenser le voyage.
 

Mais au-delà de la volonté écologique, la ville compte – et a déjà commencé – repenser entièrement l’expérience des usagers, un peu à l’image de la start-up californinenne Leap. Un pass unique (location de vélo, tramway, bus, etc.) a d’ores et déjà été mis en place. Les nouveaux bus quant à eux, équipés du Wi-Fi gratuit. La ville a été une des premières à mettre en place un système de géolocalisation de ses véhicules et une information en temps réel sur les réseaux sociaux. Autant d’initiatives qui contribuent à faire de Nottingham un modèle de smart mobility récompensé à plusieurs reprises. Dernier en date : le prix « Excellence in Science and Technology Award » décerné par la presse locale.

Rédigé par Guillaume Scifo