Selon une étude réalisée par l’Institut Gallup et The Institute for the Future en Grande-Bretagne dans les 1 000 plus grandes entreprises et administrations du pays, cadres et employés envoient et r...

Selon une étude réalisée par l’Institut Gallup et The Institute for the Future en Grande-Bretagne dans les 1 000 plus grandes entreprises et administrations du pays, cadres et employés envoient et reçoivent en moyenne 169 messages par jour. Du bon vieux téléphone, en passant par le portable ou à l’utilisation des communications en différé (messages vocaux, e-mail ..), tous les moyens sont bons. Dans 72 % des cas, les outils électroniques sont utilisés en priorité, contre 26 % pour le papier. 28 % des personnes interrogées se disent submergées par ce déluge d’informations. Ce sentiment ne fait qu’augmenter dans la hiérarchie (35 % des cadres et dirigeants). 42 % des employés sont interrompus presque toutes les dix minutes dans leur travail. Dans plus de 40 % des cas, ces coupures les perturbent. Denis Ettigohoffer et Gérard Blanc dans le Syndrome de chronos (éditions Dunod, 1998), analysent “avec la multiplication des outils de télécommunication, la grande majorité des gens est confrontée à un phénomène de “zapping” consistant à passer d’un sujet à un autre, d’un interlocuteur à un autre, d’un problème à un autre”. Bien que le courrier électronique séduise par sa souplesse et sa rapidité, il effraie aussi car “il accroît le volume de messages échangés, exige plus de travail pour rédiger une réponse et demeure peu fiable pour les communications urgentes”. En conclusion, l’étude estime que le plus important est de “demander à ses collaborateurs et ses partenaires sous quelle forme ils préfèrent recevoir leurs informations. Cela devrait réduire le volume et les imprécisions des messages échangés”. (Libération - 16/09/1998)