Les numéros courts plaisent aux abonnés de la téléphonie fixe. Le « 3131 », qui permet de connaître les numéros de téléphone des appels en absence, a par exemple connu nu véritable succès. Même...

Les numéros courts plaisent aux abonnés de la téléphonie fixe. Le « 3131 », qui permet de connaître les numéros de téléphone des appels en absence, a par exemple connu un véritable succès. Même chose pour le « 3651 », qui correspond à une option de dissimulation de son numéro avant un appel. Attribués à l’opérateur historique France Télécom par l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) contre paiement d’une taxe annuelle de 40.000 euros, ces numéros ont appâté les opérateurs alternatifs que sont Free et Neuf Télécom. Seulement, ceux-ci ne paient pas, contrairement à France Télécom, la facture prévue par l’ART. Au mois de février, France Télécom se plaignait du fait que ses deux récents concurrents aient échappé au règlement de 240.000 euros, depuis le début de leur utilisation de ces deux numéros courts. Et le groupe de préciser que cette somme n’inclut pas les frais qu’il a engagés dans la promotion de ces deux services, qui ont donc également profité à Neuf Télécom et à Free. Aujourd’hui, l’ART n’a pas réglé le contentieux entre les opérateurs. France Télécom a rappelé que, selon les règles fixées par l’organisme de régulation, un numéro court ne pourrait être utilisé par deux opérateurs distincts. L’ART, de son côté, affirme que cette disposition pourrait être revue. Quoi qu’il en soit des conflits qui minent les opérateurs, il serait peut-être bon de prendre en compte le confort d’utilisation qu’assurerait cette manœuvre aux abonnés, tous opérateurs confondus. (Atelier groupe BNP Paribas – 25/08/2004)