Actuellement, le groupe François-Charles Oberthur réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires (2 milliards de F en 1998) sur trois marchés : l'impression de sécurité, en particulier de billets de ...

Actuellement, le groupe François-Charles Oberthur réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires (2 milliards de F en 1998) sur trois marchés : l'impression de sécurité, en particulier de billets de banque et de timbres (30 %), l'impression de tickets de loterie (30 %) et de cartes à puce (30 %). L'impression "en continu", formulaires, listings informatiques et surtout chéquiers réalise le solde. Thomas Savare, fils du président du groupe, dirigeant l'activité Oberthur Smart Cards affirme "les cartes à puce affichent la meilleure rentabilité du groupe cette année. C'était déjà le cas l'an passé. Et ce métier est considéré comme étant l'une des activités devant connaître la plus forte croissance". Un joint-venture avec Bull a permis la montée en puissance de ce nouveau métier décidé en 1988. En 1997, les deux partenaires se sont séparés, comme l'explique Thomas Savare "Bull a refusé de nous suivre dans le développement de puces pour les téléphones GSM".

Numéro quatre mondial des cartes à puce, derrière Gemplus, Schlumberger et l'allemand Giesecke, le groupe Oberthur veut poursuivre sa croissance en misant sur le téléphone mobile et surtout sur le commerce électronique "Les solutions basées sur des cartes à puce ont de grandes chances de s'imposer au niveau international pour la sécurité des paiements sur Internet". Avec le projet d'une carte d'identité à puce infalsifiable "qui devrait voir le jour en l'an 2000", le groupe parie aussi sur la sécurité. Avec une carte à puce destinée aux utilisateurs de réseaux informatiques en entreprise, il vise aussi le marché de l'identification. (Le Figaro - 10/02/1999)