Le Fraunhofer a mis au point un système de capteurs qui détectent la présence de fenêtres ouvertes sans apport d'énergie extérieur. Il utilise pour cela un dispositif de transformation des ondes radios en énergie

Quand les ondes radio alimentent les capteurs

Il n'est plus innovant de parler d'applications permettant de savoir instantanément si les fenêtres de la maison sont ouvertes ou fermées. Mais celles-ci requièrent la plupart du temps l'installation de capteurs encombrants, peu ergonomiques, et gourmands en électricité. Pour résoudre le problème, des chercheurs de l'institut IMS* du Fraunhofer proposent de mettre en place un système de détection qui soit sans fil, et indépendant d'un point de vue énergétique. Le système mis au point, "Wireless window contact", ne nécessite ni maintenance, ni batteries. Le principe est connu: les capteurs sont appliqués sur les fenêtres de l'habitation. Les données recueillies sont ensuite centralisées vers une sorte de transmetteur, qui les envoie lui-même au smartphone de l'utilisateur.

Utiliser les ondes radio pour alimenter les capteurs en énergie

Mais là où le système se veut novateur, c'est au niveau de l'alimentation en énergie. En effet, le dispositif mis au point comporte, outre les capteurs, un transmetteur situé dans chacune des pièces de la maison. En plus de collecter les données du capteur, celui-ci capte les ondes radio présentes dans l'environnement, pour ensuite les transformer en énergie électrique, qu'il va transmettre aux capteurs. Par ce biais, le système atteint de fait une totale autonomie énergétique.

Vers une généralisation du principe

Pour les chercheurs, le système présente l'avantage de combiner esthétisme et efficience. Ainsi, et contrairement à une batterie solaire, l'alimentation ne dépend pas de facteurs incontrôlables (les ondes radios sont présentes à peu près partout, et en continu),  et à l'inverse d'un branchement sur secteur, la place requise par l'installation du système est négligeable. Gerd Vom Boëgel, l'un des développeurs, précise que "le plus dur a été la mise au point d'un système qui respecte les normes en vigueur en terme d'émissions d'onde. Nous y sommes parvenu, et le système en question fonctionne désormais parfaitement, même sur de grandes distances". A terme, les chercheurs visent à généraliser l'emploi ce système de capteurs, afin de collecter d'autres donnée, et notamment la température.

*Institute for Microelectronics circuits and systems