Les organisations à but non lucratif reconnaissent l'importance des solutions innovantes pour communiquer ou lever des fonds. Mais rencontrent des difficultés pour les mettre en place concrètement.

Pour les ONG, les nouvelles technologies sont déterminantes

Les organisations à but non lucratif américaines reconnaissent aujourd’hui le rôle fondamental des nouvelles technologies, mais soulignent aussi les difficultés rencontrées pour les mettre en place de façon optimale au sein de leur structure. Les responsables de ces associations, interrogés par l’université Johns Hopkins, affirment ainsi pour 88 % d’entre eux que les technologies de l’information ou de la communication concernent aujourd’hui "de nombreux" voire "tous les aspects de leur organisation". "Les responsables s'accordent clairement sur l’importance des nouvelles technologies dans leur organisation et s’efforcent vigoureusement de les intégrer dans leurs opérations", note Lester Salamon, auteur de l’étude.

La place centrale des nouvelles technologies

Dans le détail, les répondants ont indiqué que les technologies innovantes étaient "importantes" ou "cruciales" pour leurs activités, en particulier pour communiquer en externe (98 %) et pour lever des fonds (91 %). Plus de neuf organisations sur dix aux Etats-Unis indiquent avoir un site Internet, et pour la plupart, elles ont un réseau d’ordinateurs interconnectés en interne, pour faciliter le partage d’information au sein de la structure. "Les organisations ont conscience des bénéfices qu’elles peuvent tirer des nouvelles technologies, pour accroître leur présence publique, renforcer leur capacité à communiquer avec les clients, consommateurs et dirigeants d’entreprises", développent les analystes. Cela dit, les responsables interrogés admettent que des améliorations sont encore nécessaires.

Des efforts restent à fournir

Moins de la moitié d’entre eux se disent ainsi "satisfaits" du niveau de leur organisation dans le domaine high-tech. Et plus de 90 % reconnaissent que des efforts restent à fournir. Un tiers affirme par ailleurs qu’il manque des ordinateurs au sein de leur organisme pour répondre à tous les impératifs. Et un sur cinq indique que les matériels installés sont obsolètes ou peu performants – avec une lenteur de la connexion Internet, par exemple. La raison ? Des difficultés budgétaires, qui continuent de nuire à l’intégration optimale des outils innovants dans ces structures à but non lucratif. Au total, plus de 440 organisations ont été contactées par le cabinet pour cette étude.