L’Ericsson Mobility Report 2013 met en évidence l’augmentation importante de la consommation de contenu web sur mobile, qui entraine une augmentation du trafic mobile. Une évolution déterminante, notamment pour les opérateurs mobiles.

Les opérateurs mobiles mis au défi par l’augmentation du trafic mobile

La pénétration globale du mobile est de plus en plus importante. Selon l’Ericsson Mobility Report, le nombre de souscriptions mobiles était de 6,4 milliards dans le monde au premier semestre 2013, ce qui représente une augmentation de 8% par rapport à l’année précédente. La moitié des mobiles qui se sont vendus lors des six premiers mois de l’année 2013 étaient des smartphones. Or, on remarque conjointement à cette croissance, une corrélation entre l’extension du réseau LTE et la consommation de vidéos et applications mobiles. Le LTE, qui correspond à la 4G, permet le chargement rapide de contenus lourds comme la vidéo, tandis que la quantité de contenu vidéo disponible en ligne ne cesse d’augmenter. Bref, malgré une amélioration constante de la technologie, les opérateurs peinent à répondre à la demande...

Une technologie de plus en plus performante

L’amélioration de la technologie mobile en terme de couverture est indéniable. L’extension du réseau LTE correspond à plus de 20 millions de nouvelles souscriptions au premier trimestre 2013, et les prévisions estiment qu’en 2018, 60% de la population mondiale devrait y avoir accès. Cependant, à l’heure actuelle, la croissance du marché des smartphones, couplée à une consommation de plus en plus importante de contenus lourds a pour effet de souvent surcharger les réseaux. Ces évolutions représentent un défi important pour les opérateurs mobiles qui ne parviennent pas à faire croître et étendre leurs réseaux de manière proportionnelle à l’augmentation simultanée de la consommation globale et individuelle. Ce phénomène affecte grandement l’image des opérateurs auprès des consommateurs.

Le désamour des mobinautes

Les opérateurs mobiles sont désignés par les consommateurs comme les premiers responsables des dysfonctionnements rencontrés sur mobile. Ceux-ci pâtissent du manque de fidélité de la part de certains consommateurs. En effet, pour 20% des consommateurs, la performance du réseau est le critère majeur de leur souscription. Même si l’augmentation globale de la vitesse du réseau a sans nul doute amélioré l’expérience de l’utilisateur, un grand nombre de personnes rencontrent encore des limites dans le chargement de vidéos ou encore d’applications mobiles. Le temps de latence que les consommateurs connaissent lors d’un chargement est déterminant. Ses conséquences sont souvent dommageables à court terme pour l’application concernée, et à moyen terme pour l’opérateur. 

Rédigé par Clémence Coursimault
Journaliste analyste