L'Arcep exige une plus grande transparence de la part des opérateurs. L'autorité de régulation vient d'intégrer aux licences GSM des opérateurs, qui viennent d'être renouvelées pour Orange, SFR et...

L'Arcep exige une plus grande transparence de la part des opérateurs. L'autorité de régulation vient d'intégrer aux licences GSM des opérateurs, qui viennent d'être renouvelées pour Orange, SFR et, prochainement, Bouygues Télécom, de nouvelles obligations dans le but d'assurer une plus grande fiabilité. Désormais, les trois opérateurs mobiles devront publier des cartes de leur couverture du territoire, mais aussi opérer des enquêtes de terrain pour s'assurer de la cohérence de leurs cartes.
 
Les trois principaux opérateurs fournissaient déjà des cartes de couverture réseau à l'Arcep, mais celles-ci n'étaient régies par aucun protocole commun de mesures et de détails. Avec la nouvelle réglementation, les plans, réalisés à l'échelle 1/50 000e, devront prendre en compte les axes routiers prioritaires et les centres-bourgs des communes.
 
L'Arcep fournira chaque année aux opérateurs la liste de 250 cantons situés dans 11 régions de métropole, pour qu'ils y pratiquent des tests de couverture. Les premiers résultats sont attendus pour le 1er octobre 2007.
 
Ces opérations de contrôle seront à la charge des opérateurs. Elles devront être rendues publiques et pourront être complétées par des personnes et des collectivités locales.
 
Selon l'Arcep, ces nouvelles règlementations ont deux buts: mieux informer le public de l'état de la couverture réseau mobile en France, et inciter les opérateurs à améliorer leur couverture.
 
En effet, si Orange, SFR et Bouygues couvrent chacun 98% de la population, de nombreuses disparités se font encore sentir au niveau régional. En 2003, 3 000 communes n'étaient pas encore desservies par un réseau mobile.
 
Si le plan enclenché en 2005 par le ministre délégué à l'Aménagement du territoire, Christian Estrosi, a déjà permis de résorber les zones blanches dans 1 683 communes, les autres ne bénéficient toujours pas d'un réseau portable. Et selon le ministère, d'autres agglomérations se sont révélées, après clôture de l'enquête, sans relais de téléphonie mobile.
 
Mais la couverture totale des communes ne signifie pas la résorption complète des zones blanches sur le territoire. Celle-ci ne sera en effet effective que lorsque les autoroutes, lignes ferroviaires et autres axes routiers prioritaires (plus de 5 000 véhicules par jour) profiteront d'un réseau mobile. La route est encore longue avant une couverture totale de l'Hexagone...
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 05/04/2007)