C'est peut-être l'un des derniers chapitres du roman fleuve "Oracle versus Peoplesoft". Le premier a finalement rehaussé de 14 % son offre de reprise sur...

C'est peut-être l'un des derniers chapitres du roman fleuve "Oracle versus Peoplesoft". Le premier a finalement rehaussé de 14 % son offre de reprise sur l'éditeur de progiciels Peoplesoft. Celui-ci se retrouve ainsi valorisé à 8,8 milliards de dollars, soit 24 dollars par action Peoplesoft en circulation.

L'éditeur américain Oracle a précisé dans un communiqué que cette offre "sera(it) la dernière". Elle sera annulée si le 19 novembre au soir l'éditeur n'a pas récupéré la majorité des actions en circulation. Pour l'instant, Oracle est loin du compte : vendredi soir dernier, il n'avait en sa possession que 5,5 % de ces titres.

Depuis près de 18 mois, la direction de Peoplesoft s'oppose farouchement à l'OPA hostile d'Oracle. Mais depuis le lancement de l'offre, la donne a changé : Oracle est parvenu à faire sauter plusieurs verrous réglementaires. Le gouvernement américain, puis la Commission européenne ont décidé de ne plus s'opposer au rachat. La semaine dernière, Bruxelles a en effet fait savoir que la fusion des deux éditeurs ne nuirait pas à la concurrence et ne porterait pas atteinte aux consommateurs (lire à ce sujet notre article du 27.10.2004 ).

Par ailleurs, Peoplesoft a fait savoir il y a maintenant une dizaine de jours que son PDG Craig Conway, farouchement opposé à l'OPA, quittait le navire (voir article du 04.10.2004 ). Aujourd'hui, en prenant connaissance de la dernière offre d'Oracle, Peoplesoft a fait savoir que ses administrateurs se réuniraient "en temps voulu" pour orienter les actionnaires de Peoplesoft.

(Atelier groupe BNP Paribas - 02/11/2004)