Quel est le point commun ente la Commission européenne et Microsoft ? Parce qu'il en existe un, en dépit des différends sur la notion de concurrence qui oppose l'institution à la firme de...

Quel est le point commun ente la Commission européenne et Microsoft ? Parce qu’il en existe un, en dépit des différends sur la notion de concurrence qui oppose l’institution à la firme de Redmond, et qui faisait les choux gras de la presse hier. C’est tout simplement leur refus de voir Oracle racheter Peoplesoft. Vendredi, la commission européenne a en effet émis un avis préliminaire défavorable quant à l’OPA lancée par Oracle sur son concurrent il y a neuf mois de cela. Pour l’instant, tout cela n’a rien d’officiel, et il faudra attendre le 11 mai prochain pour connaître la décision finale de Mario Monti, le commissaire européen à la concurrence. Mais alors, qui a vendu la mèche ? C’est Oracle, qui a diffusé un communiqué dans lequel il fait savoir qu’il se réserve le droit de répondre à cet avis préliminaire. En revanche, l’éditeur ne s’est pas montré très disert quant au type d’objections que la Commission a pu formuler, précisant simplement que la Commission se rendrait certainement compte que la fusion ne nuit pas à la concurrence… Une confiance surprenante, si l’on se souvient de l’avis émis par le ministère américain de la justice à la fin du mois de février et s’opposant radicalement à l’OPA d’Oracle. La direction de Peoplesoft a réagi à ce retour d’Oracle, en posant la question suivante : « Combien de décisions faudra-t-il à Oracle pour admettre que sa proposition est nuisible pour la concurrence ? » Si seulement nous avions la réponse…(Atelier groupe BNP Paribas –16/03/2004)