Réparer nos objets du quotidien au lieu de les jeter !

Oureparer.com : un nouveau site pour réparer ses objets du quotidien

C’est l’idée très "smart-city" mais ambitieuse que propose oureparer.com, start-up double lauréate des Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris (dont L’Atelier est partenaire). Rencontre avec son co-fondateur Clément Follin-Arbelet. 

L'Atelier: Pourquoi lancer une startup de réparation de produits?

Ou Réparer: C’est François Penin (NDLR: co-fondateur) qui en a eu l’idée originale. En utilisant le service des encombrants de la Mairie de Paris, François a remarqué qu’à aucun moment il y avait une revalorisation de ces objets. L’idée lui est donc venue de développer une application permettant de prendre en photo l’objet et de le proposer sur la plateforme communautaire. En présentant ce projet autour de lui, on lui a fait remarquer qu’il fallait déjà creuser l’étape d’avant; à savoir la réparation car c’est très compliqué de trouver un réparateur. Le concept a ainsi émergé, François m’en a parlé et j’ai de suite adhéré.

Comment est né ouréparer.com?

J’ai posé un congé création d’entreprise en Février, nous avons déposé les statuts de l’entreprise et nous avons entrepris de démarcher des réparateurs tout en développant en parallèle le site version bêta. Cette démarche peut paraître bizarre, mais en réalité elle nous a permis de mieux comprendre les problématiques du marché, de repenser totalement la solution, et de proposer une vraie innovation.

4 mois après la mise en ligne du site, quel premier bilan tirez-vous?

Volontairement, nous n’avions pas prévu de plan de communication au lancement, car nous souhaitions attendre de sortir la version définitive, pour répondre efficacement au besoin. Pour autant, nos participations à différents concours nous ont permis d’avoir des retombées médiatiques. Nous avons actuellement 2500 abonnés à notre newsletter, plusieurs centaines de visiteurs par mois et une base de 250 réparateurs sur Paris (tous ayant a minima un statut d’auto-entrepreneur)

Comment envisagez-vous la suite?

Le fait de lancer le site en version bêta tout en poursuivant nos études de marché, nous a permis d’affiner notre positionnement. Nous allons ainsi lancer en Mars 2015 une nouvelle plateforme avec une ergonomie totalement différente, et surtout une réelle innovation dans l'accès aux réparateurs. L’idée est de recentrer notre rôle afin d’être un apporteur d’affaires entre les particuliers qui ont un besoin de réparation et les professionnels qui pourront y répondre. Concrètement, les particuliers pourront soumettre leurs besoins de réparation. Les pros pourront y répondre avec une offre tarifée transparente.

Quel valeur ajoutée apporte votre solution aux particuliers ?

Un gain de temps (plus besoin d'appeler les réparateurs un par un et comparer leurs propositions puisque ce sont les réparateurs qui viennent aux particuliers), un gain d’argent (notre objectif est de clarifier les propositions tarifaires et de tirer les prix vers le bas en ramenant de la concurrence à ce marché), et un gain de transparence et de confiance (grâce aux garanties proposées et à la qualification des pros)

Quelle est votre stratégie pour développer l’usage ?

Nous souhaitons réaliser une levée de fonds pour le 1er trimestre 2015 d’un montant de 500k euros. La moitié de ce montant sera dédié au plan de communication et l’autre partie au recrutement de personnes afin de développer notre relation client et le recrutement de réparateurs.

Peux-tu nous décrire la Reparschool ?

Nous souhaitons innover dans notre manière de communiquer. La Reparschool s’inscrit en partie dans cette démarche : nous proposons des cours pour celles et ceux qui souhaitent apprendre à réparer eux mêmes, encadrés par des pros de la réparation. La ReparSchool nous permet aussi de fédérer notre communauté autour de la réparation, par une approche plus sensible et conviviale.

Rédigé par Romain Chapron