Le constructeur de micro-informatique Packard Bell NEC, détenu à hauteur de 88 % par NEC depuis un peu plus d'un an et 12 % par le français Bull, vient d'annoncer un nouveau plan de restructuratio...

Le constructeur de micro-informatique Packard Bell NEC, détenu à hauteur de 88 % par NEC depuis un peu plus d'un an et 12 % par le français Bull, vient d'annoncer un nouveau plan de restructuration. Son usine américaine de Sacramento sera fermée et 2 250 postes seront supprimés aux Etats-Unis, soit environ 80 % de ses effectifs américains. Depuis 1996, Packard Bell NEC, dont les pertes aux Etats-Unis se sont élevées en 1998 à 510 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dollars, aura coûté au total près de 1,5 milliard de dollars à NEC. De plus, alors qu'il était encore numéro un de l'informatique grand public aux Etats-Unis en 1995 avec une part de marché de 15 %, Packard Bell NEC ne fait plus partie aujourd'hui des cinq premiers constructeurs de PC aux Etats-Unis. L'objectif fixé l'an passé par NEC était un retour à un niveau de pertes de 100 millions de dollars cette année. Hors, en 1999, les pertes de Packard Bell NEC aux Etats-Unis devraient encore s'élever à 150 millions de dollars. En conséquence, NEC a donc décidé d'arrêter la commercialisation aux Etats-Unis de la marque grand public Packard Bell pour se concentrer sur le marché professionnel sous la seule marque NEC. Pour sa part, la filiale européenne, Packard Bell Europe a depuis longtemps déjà décidé de valoriser la marque Packard Bell tout en conservant son positionnement sur le marché domestique. Résultat, Packard Bell Europe a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires équivalent à celui réalisé aux Etats-Unis et un résultat net de 10 millions de dollars. Selon la direction, le bénéfice réalisé cette année, "sera supérieur". (Christine Weissrock - Atelier Paribas)