Quatre segments peuvent être définis comme structurant le marché du paiement mobile. Mais c'est celui dédié aux solutions en champ proche qui semble être le moins sous la domination d'un ou plusieurs acteurs dominants.

Le paiement par NFC, encore en recherche d'écurie gagnante ?

"Le paiement mobile est un marché complexe, avec plusieurs technologies qui répondent à des cibles marketing singulières, et impliquent des modèles économiques différents", explique Sophie Lubrano, auteur d'une étude menée par l'Idate sur le sujet. Selon le cabinet, quatre segments peuvent désormais être clairement délimités : le paiement par SMS, via le web, les applications et par NFC. Mais tous ne sont pas encore au même stade de développement et n'offrent pas les mêmes promesses en termes de compétition, juge le rapport. Qui estime que le dernier secteur reste un espace plus ouvert. La raison ? Aucune entreprise ne domine encore véritablement le marché si l'on compare aux autres modes de paiement sur mobile.

Le segment prometteur des technologies de NFC

Ce qui fait, souligne le rapport, qu'opérateurs, géants du web, entreprises innovantes, ou constructeurs d’appareils lorgnent sur ce segment. "Le potentiel des paiements NFC est considérable", notent ainsi les auteurs de l’étude, en soulignant que "la concurrence entre les différents acteurs est féroce, la plupart étant leader dans leur propre secteur d’origine"."Nous considérons que le développement de services sans contact (pour la gestion des programme de fidélité, le contrôle d’accès, etc.) va soutenir le marché du m-paiement dans les prochaines années", précisent les analystes. Selon eux, les trois autres courants sont plus cloisonnés, avec la présence d’acteurs en position dominante.

Des marchés plus ou moins compétitifs

Dans le cadre du paiement par SMS - où le transfert s'effectue par le message -, ils rappellent ainsi que ce sont les opérateurs qui tiennent le haut du pavé. Et qu'ils ont compris depuis longtemps l’intérêt de développer ces solutions dans les pays émergents, en particulier, où les populations locales sont peu bancarisées. Viennent ensuite les solutions de m-paiement qui prolongent des plates-formes fixes, comme Paypal ou Amazon, par exemple, qui proposent des services sur mobile. Là encore, les acteurs de ce segment sont, selon les auteurs de l’étude, principalement de grands compétiteurs, en l’occurrence de la Toile. Dernier segment : celui des applications mobiles : où il s’agit cette fois surtout d’une bataille de systèmes d’exploitations, menée par d’autres géants, comme Apple, Google ou Nokia.