Quel que soit le pays, les systèmes de gestion du stationnement restent difficile à utiliser et souvent techniquement obsolètes. La solution serait de généraliser les machines tactiles et le paiement à distance.

Paiement par SMS ou NFC pour stationner en ville, insertion de capteurs sous les pavés pour vérifier la disponibilité d'une place de parking... De nombreux projets sont régulièrement évoqués. Mais qu'en est-il de leur application au quotidien ? C'est à cette question que le réseau spécialisé dans les usages UX alliance a voulu répondre. Il a pour cela fait un état des lieux des parcmètres situés dans neuf pays*. Son but était d'observer les différentes méthodes utilisées et de proposer un manuel de bonnes pratiques à mettre en œuvre. Une évolution semble émerger : la possibilité de gérer automatiquement le bon respect des règles de stationnement. A Tokyo, par exemple, chaque parcmètre est affecté à une seule place. Des capteurs identifient l'arrivée d'une voiture. Un voyant rouge s'allume alors jusqu'à ce que le conducteur ait régularisé sa situation. Autre tendance : la volonté de donner un maximum d'informations aux automobilistes.
Favoriser un standard avec écran tactile
Les écrans sont de plus en plus nombreux à indiquer le nombre de minutes de stationnement payées pour une voiture garée. Des données qui peuvent se révéler utiles pour un conducteur en recherche d'une place. En marge de ces pratiques positives, l'UX Alliance regrette un certain nombre de points. L'un des problèmes majeurs reste celui de la trop grande quantité de machines différentes. Le rapport propose du coup de généraliser l'utilisation de l'écran tactile grâce auquel le dispositif resterait identique et facilement personnalisable - dans ce cas de figure seul le logiciel ou l'interface change - quel que soit le pays d'utilisation. La Nouvelle Zélande utilise déjà ce type de systèmes. Reste le problème du vandalisme, qui rend un grand nombre d'écrans illisibles.
Vers une généralisation du mobile ticketing ?
Autre point à éclaircir : celui du ticket. La quasi-totalité des parcmètres en délivre, une pratique jugée surannée par le rapport, qui appelle à utiliser d'autres solutions. Comme le mobile ticketing, par exemple. Pour résumer, malgré ces quelques initiatives liées aux capteurs et au tactile, la déception prédomine. Les machines s'utilisent en pressant des boutons dont les fonctions ne sont pas toujours très claires. Peu de systèmes de parcmètres ont recours à des systèmes de paiement à distance par la voix ou le mobile. En général, les pièces et les cartes dominent encore. En outre, il reste difficile de revenir en arrière quand une erreur a été commise. Pas étonnant, des explications souvent longues et obscures empêchent une compréhension rapide de l'usage du système.
*Le Brésil, la Chine, la France, l'Allemagne, le Japon, les Pays-Bas, la Nouvelle Zélande, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.