Craig Conway, le PDG de Peoplesoft, a profité de la conférence annuelle de son groupe (Peoplesoft Connect 2004) à San Francisco pour annoncer une nouvelle alliance stratégique : l’éditeur devient...

Craig Conway, le PDG de Peoplesoft, a profité de la conférence annuelle de son groupe (Peoplesoft Connect 2004) à San Francisco pour annoncer une nouvelle alliance stratégique : l'éditeur devient le partenaire d'IBM et s'apprête à standardiser ses applications en vue de leur intégration aux produits middleware d'IBM. Les deux nouveaux partenaires se chargeront de la commercialisation et de la vente des solutions communes.
PeopleSoft et IBM ont également annoncé qu'ils oeuvraient à l'élaboration de nouvelles applications sectorielles prêtes-à-l'emploi. Les premiers secteurs visés par ces solutions sont le segment financier et les télécoms. Les solutions qui leur sont destinées - fondées sur le cadre Service Provider Delivery Environment d'IBM - intègreront les modules Customer Profitability Management , Network Lifecycle Management , ainsi que Customer Loyalty et Retention .
Enfin, les deux partenaires ont annoncé la création d'un laboratoire spécifique, dans lequel s'opéreront l'intégration et le sur-mesure de leurs solutions. Ils permettront aux développeurs de PeopleSoft et d'IBM de tester l'interopérabilité des applications « au sein de véritables environnements pratiques et commerciaux ».
La manœuvre, présentée par le PDG de Peoplesoft comme « la plus ambitieuse et la plus agressive » jamais mise en place par les deux sociétés, est surtout analysée par le secteur comme un nouveau recours de Peoplesoft pour échapper au prédateur Oracle. Rappelons que ce dernier a lancé il y a plus d'un an une OPA hostile sur son concurrent, qui a été avalisée par un juge californien il y a une dizaine de jours (voir à ce sujet notre article du 10.09.2004 ).
Pour Peoplesoft, le rapprochement d'avec IBM suppose qu'il devient plus difficile pour Oracle de lui mettre la main dessus : la procédure de rachat sera en effet beaucoup plus compliquée pour Oracle, dont les applicatifs de Middleware sont concurrents de ceux d'IBM.
(Atelier groupe BNP Paribas – 23/09/2004)