Alors que c'est l'accès à la large bande via les réseaux mobiles qui est souvent mis en avant, celui depuis une ligne fixe reste une valeur sûre. Notamment dans les pays en développement, principaux leviers de croissance.

Les pays émergents adeptes du haut débit fixe

Si l'on parle souvent du haut débit mobile comme le moyen le plus prisé à l'avenir pour se connecter, il ne faut pas enterrer le fixe : le nombre total de connexions par ce biais dépassera les 500 millions à la fin de l'année, prévoit Analysys Mason. Et devrait atteindre les 720 millions en 2015. Ce qui représentera plus de 60 % de l'ensemble des accès en haut débit à cette date, et estimés à près de 1,2 milliards. Le moteur de cette croissance est à trouver dans les pays émergents. Pour les chiffres, le taux de progression n'augmentera pas de plus de 4 % en Europe centrale et de l'est, en Asie-Pacifique développée, en Amérique du nord et en Europe de l'ouest.

Une croissance soutenue du côté des pays émergents

Alors qu'il sera de près de 14 % dans les régions émergentes : Amérique latine et centrale, Asie-Pacifique émergente, Moyen Orient, Afrique du nord et sub-saharienne. "Les régions développées vont continuer de compter pour la majorité des revenus issus du haut débit fixe entre 2009 et 2015. Mais près de la totalité de la croissance sera localisée du côté des pays émergents", explique Martin Scott, analyste senior pour Analysys Mason et auteur du rapport. Dans le détail, c'est l'Amérique centrale et latine qui devrait enregistrer la plus forte augmentation. Mais c'est l'Asie-Pacifique qui enregistrera le nombre de lignes le plus élevé : le cabinet table sur 250 millions en 2015.

En Afrique sub-saharienne, le mobile reste privilégié

Enfin, en Afrique sub-saharienne, cette croissance sera moins élevée. Pourquoi ? Parce que le continent continue à miser sur le mobile. Le nombre de connexions en haut débit par ce biais était déjà plus important que celui via une ligne fixe en 2009. En 2015, ce dernier ne devrait représenter que 9 % des accès. A noter qu'Analysys Mason s'était intéressé plus tôt dans la semaine au très haut débit. En rappelant que celui-ci n'est pas encore perçu comme une nécessité auprès des consommateurs européens et américains : ceux-ci ne pensent pas qu'un tel accès modifiera leurs habitudes.