Bien que d’un pays à un autre, les consommateurs s’accordent à dire que les entreprises doivent nécessairement appliquer des techniques de social business, les pays les plus nécessiteux sont les plus prompts à insister.

Lorsqu’on leur demande ce que doit faire une entreprise pour être respectée, 25% des consommateurs expliquent qu’elle doit contribuer au développement socio-économique, autant jugent qu’elle doit garantir un lieu de travail sûr et 24% déclarent qu’elle doit d’abord respecter et adhérer aux lois et droits locaux. C’est en effet le constat d’une étude réalisée par Ipsos auprès de dix-huit mille adultes de vingt-quatre pays qui s’est intéressée à l’avis des sondés sur la responsabilité sociale des grandes entreprises. Plus précisément, l’étude souligne les disparités entre la vision des pays développés et celles des pays émergents, aussi bien dans les efforts attendus de la part des entreprises que sur l’acte d’achat.

Des attentes plus élevées dans les pays émergents

Ainsi, les pays émergents ont tendance à se distinguer car c’est là que se trouvent le plus de sondés souhaitant des efforts de leurs grandes entreprises. La Turquie, le Brésil, l’Arabie Saoudite et le Mexique sont en tête de liste lorsqu’on regarde qui est tout à fait d’accord pour dire que « les entreprises devraient plus contribuer à la société », avec entre 76 et 85% des sondés répondant cela. En bas de la liste, on trouve le Japon, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’Australie, avec seulement entre 22 et 34% des interrogés qui sont tout à fait d’accord avec cette affirmation. Ces quatre pays sont également ceux qui exigent le moins d’effort en matière environnementale, alors qu’une fois encore ce sont le Mexique, la Turquie et le Brésil  qui en souhaitent le plus.

Un impact sur l’acte d’achat

L’importance du degré de responsabilité sociale des entreprises lors de la formation de la décision d’achat varie également selon les pays. Elle est encore une fois bien plus élevée dans les pays émergents que développés. Par exemple, seuls 11% des Français interrogés trouvent que ce critère est majeur alors qu’ils sont cinq fois plus en Indonésie et au Brésil. Globalement, 29% jugent ce critère très important et 45 autres pourcents l’estiment assez important. Le sondage s’est évertué à considérer les interrogés autant comme citoyens que consommateurs. Et pourtant, la différence entre les deux existe bien. Ainsi, deux tiers des citoyens agissent en tenant compte de la responsabilité sociale des entreprises. Quand on leur demande leur avis en tant que consommateurs uniquement, ils ne sont plus qu’un tiers à la prendre en compte.

 

Rédigé par Timothée Sicot
Chargé de veille