A l’heure où les "wearables" se font de plus en plus nombreux, leurs applications tendent vers la connectivité et l’extension du corps humain.

De la peau aux ondes, les "wearables" utilisent le corps humains sous toutes ses formes

Selon une étude du cabinet Forrester, 45% des Européens et 32% des américains envisagent d’acheter des "wearables" durant l’année 2015. Avec le lancement de l’Apple Watch, le marché des montres et autres bracelets connectés devraient connaître un sursaut de taille.

Durant la récente conférence Le Web 2015, l’accent a été mis sur la santé connectée, qui représente une des grandes tendances technologiques prévues pour 2015. L’émergence des "wearables" participe à ce mouvement. Si certains sont destinés à mesurer des données corporelles (écouteurs connectées, bracelet cardiaque…), d'autres tirent parti des avantages des corps humains pour y trouver de nouvelles applications.

La start-up Thync ambitionne par exemple de changer l’état d’esprit de ses utilisateurs en utilisant des ondes émises par un objet connecté porté sur le corps. La start-up, qui a levé 13 millions de dollars il y a peu, compte lancer ses premiers produits courant 2015.

La mission du casque Muse est similaire : aider les utilisateurs à connaître les ondes produites par le cerveau grâce à des capteurs, et les aider à modifier leur état d’esprit et à trouver donc le "bien-être" cérébral. La start-up espère pouvoir « entraîner » les cerveaux à jouer à des jeux et autres applications grâce à l’analyse des ondes électriques.

La start-up française Cicret a quant à elle décidé de tirer pleinement parti du corps humain : grâce à un bracelet, l’écran de n’importe quel tablette ou smartphone peut être projeté sur la peau. En effet, grâce à des pico projecteurs intégrés au bracelet, l’utilisateur est en mesure d’avoir son écran de téléphone juste d’un simple mouvement de poignet.

 

Ces start-ups, qui ont toutes sécurisé des levées de fonds, montrent qu'un marché des "wearables" qui utilisent le corps humain comme support est prometteur.

Rédigé par Arthur de Villemandy