Des organismes de gestion des noms de domaines tirent la sonnette d'alarme et annoncent un manque d'adresses IPv4 pour 2010. La migration vers IPv6 est déjà possible, mais s'annonce difficile...

Des organismes de gestion des noms de domaines tirent la sonnette d'alarme et annoncent un manque d’adresses IPv4 pour 2010. La migration vers IPv6 est déjà possible, mais s'annonce difficile.
 
Le protocole IPv4 va-t-il bientôt arriver à saturation? Selon l'Internet Assigned Number Authority (Iana), l'organisme qui a en charge les adresses IP, et les Regional Internet Registries (RIR), cette hypothèse devrait se confirmer d'ici la fin 2010. Pour pallier cette pénurie d'adresses IP, les deux organismes préconisent le basculement rapide vers le protocole IPv6. Mais la migration, qui demandera la modification de l'ensemble des équipements réseau, n'est pas si simple...
 
Un protocole débordé par la mobilité
 
La version IPv4, déployée le 1er janvier 1983, est aujourd'hui la version d'adressage la plus utilisée. Codée sur 32 bits, elle permet un total de 4,3 milliards d'adresses. Voilà qui semble de prime abord largement suffisant. Mais avec le nombre croissant d'ordinateurs connectés à Internet et de périphériques dits intelligents (téléphones, assistants personnels...), le nombre d'adresses disponibles se réduit chaque jour.
 
Pour l'IANA, cette saturation devrait être effective au 17 avril 2010. Les RIR, légèrement plus optimistes, tablent sur la date du 2 décembre de la même année. Il est donc urgent de réagir et de basculer sur l'IPv6 qui permet plus de 667 milliards d'adresses grâce à un codage sur 128 bits.
 
Une migration coûteuse
 
Autre avantage de cette nouvelle version du protocole IP: une meilleure efficacité du routage et de nouvelles fonctions de sécurité et de mobilité.
 
Seul problème, et de taille: la totalité des équipements réseau devra être modifiée. Et les nouveaux équipements devront être compatibles avec ceux de l'IPv4. Soit un véritable casse-tête. D'autant que ces modifications s'annoncent coûteuses et posent de sérieux défis techniques. Il sera en effet difficile d'opérer la migration sans interruption d'Internet.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 30/05/2007)