PeopleSoft, concepteur américain de progiciels, a annoncé lundi le rachat de son concurrent J.D. Edwards pour un montant de 1,68 milliards de dollars en titres, et étend ainsi son domaine de ...

PeopleSoft, concepteur américain de progiciels, a annoncé lundi le rachat de son concurrent J.D. Edwards pour un montant de 1,68 milliards de dollars en titres, et étend ainsi son domaine de compétence aux solutions d’intégration. Les actionnaires de J.D. Edwards percevront 0,86 actions PeopleSoft pour chaque action J.D. Edwards, soit l’équivalent de 14,10 dollars sur la base du cours de clôture de PeopleSoft vendredi soir.

C’est donc le deuxième éditeur mondial de solutions ERP qui naît de cette fusion, une entité représentant un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de dollars, 13 000 collaborateurs et plus de 11 000 clients répartis dans 150 pays. Elle se place entre l’américain Oracle et l’allemand SAP. Le prix d’acquisition de J.D. Edwards semble raisonnable aux observateurs, mais la marge opérationnelle de ce dernier, relativement faible, devrait peser sur les comptes de PeopleSoft.

J.D. Edwards va donc devenir, selon les termes du contrat qui devrait être finalisé d’ici la fin de l’année, une filiale à part entière de PeopleSoft. Les actionnaires de J.D. Edwards détiendront alors 25 % de PeopleSoft. A l’annonce de la fusion, le cours de l’action de J.D. Edwards a fait un bond de 11,26 %, à 13,14 dollars, tandis que celui de PeopleSoft reculait de 5 %, à 15,57 dollars.

Bien que les entreprises d’édition de progiciels aient, dans leur majorité, limité leurs investissements technologiques, rendant le marché atone, PeopleSoft compte augmenter son bénéfice par action dès l’an prochain. Le 22 avril, il anticipait pour 2003 un chiffre d’affaires de 1,9 milliards de dollars et un bénéfice par action avant exceptionnels de 52 à 54 cents.

(Atelier groupe BNP Paribas – 03/06/03)